Plus d’un tiers des brevets déposés en France en 2009 concernent l’éco-innovation. Dans la course aux éco-technologies, la dépollution, la production et les économies d’énergie sont les grands favoris. Mais ce sont les transports qui raflent la mise.
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Selon le rapport de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI), la part importante de ces innovations (37% des brevets) traduit les objectifs du Grenelle de l’Environnement de réduire l'empreinte écologiqueempreinte écologique des activités humaines.

Les technologies brevetées concernent en effet la réduction des émissionsémissions de gaz à effet de serregaz à effet de serre, la production d'énergieénergie, renouvelable notamment et la réduction de l'intensité énergétique, c'est-à-dire de la quantité d'énergie utilisée par unité de produit intérieur brut (PIBPIB). L'innovation en matièrematière de dépollutiondépollution est aussi en croissance en France, contrairement à la plupart des autres pays. La part des brevets liés à ces domaines a doublé depuis 2000, pour atteindre 15% en 2009.

Des brevets pour les transports de demain

Parmi les spécificités de cette moisson de brevets, on peut remarquer que les transports (automobileautomobile et aviation) sont concernés par 62% d'entre eux alors qu'ils ne représentent que 34% des émissions de CO2. Ceci peut s'expliquer par les efforts déjà réalisés dans l'industrie et la production d'énergie, mais qui restent à réaliser dans ce secteur.

Autre constatation, les technologies des pompes à chaleurpompes à chaleur (PACPAC) sont en régression tandis que celles de l'éolien et du solaire se développent. Cependant, peu de brevets sur les énergies alternatives sont effectivement utilisés.

Enfin, dans les technologies de la dépollution, qui semblent être une spécialité française, c'est le traitement de l'airair qui tire son épingle du jeu, au contraire de la dépollution des sols.