Les médias parlent de moins en moins de Peer-to-Peer. Les innovations sur les logiciels de partage de fichiers se font rarissimes. Les sites de liens ferment et peu de nouveaux s'affichent. Peut-on pourtant parler de baisse de régime pour le P2P ?
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Le spécialiste anglophone du P2PP2P Slyck affirme que l'intérêt autour du P2P ralentit. Il est vrai que, à l'exception notable du logiciel de P2P sécurisé Share qui rencontre un énorme succès, l'innovation s'est largement affaiblie ces derniers mois, et même selon nous depuis 2004. Signe de maturité certainement, puisque les eMuleeMule et autres BitTorrentBitTorrent ont atteint un niveau de satisfaction élevé de la part des utilisateurs, et leur traffic, contrairement à l'intérêt médiatique, ne chute pas. Slyck envisage tout de même huit façons de revitaliser l'intérêt pour le P2P...

En y regardant de plus près, on voit surtout que l'intérêt pour les logicielslogiciels de P2P change de camp. Les statistiques de recherche de GoogleGoogle nous montrent que Kazaa, resté en tête de mire de l'industrie culturelle jusqu'à sa récente abdication, s'écroulait déjà depuis le début de l'année 2003. Au contraire, les logiciels open-source que la RIAA ne peut pas attaquer judiciairement sont en pleine forme. Le premier d'entre eux, eMule, s'est immédiatement hissé en haut de classement de l'intérêt des internautes, et poursuit depuis une croissance lente mais continue. LimeWire, lui aussi open-source, réalise une montée surprenante et continue depuis ses débuts :

Image du site Futura Sciences

La grande surprise, sur ce graphique, vient de BitTorrent. Le logiciel de Bram Cohen semble s'essoufler et ne plus s'attirer la faveur du public. Mais c'est parce qu'il faut regarder ailleurs... À l'image de eMule qui a remplacé son frère aîné eDonkeyeDonkey, BitTorrent se fait remplacer par Azureus :

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Mais globalement l'intérêt public pour le P2P, malgré les désirs des industries du disque et du cinéma, ne faiblit pas ou très peu :

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En France, où il avait beaucoup baissé, l'intérêt remonte en flèche depuis l'adoption de la loi DADVSI... drôle d'ironie.

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