Virale, l'application FaceApp fait l'objet d'une polémique sur l'usage qui est fait des photos transmises aux serveurs de son éditeur. © FaceApp

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FaceApp se défend de voler vos photos

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Application vedette du moment, FaceApp est accusée d'accéder à toutes les photos du smartphone et de se les accaparer. Futura fait le point sur cette affaire.

C'est l'appli du moment. Poussée sur les réseaux sociaux par les célébrités, FaceApp permet de voir à quoi votre visage ressemblera lorsque vous serez senior. Le résultat est impressionnant de réalisme. L'appli dispose aussi de nombreux filtres pour vous transformer en fille ou garçon, ou encore appliquer des styles différents. Pour l'utiliser, il suffit de réaliser un selfie à partir du mobile et d'appliquer un filtre. Reste ensuite à enregistrer le résultat ou à le partager. La version gratuite limite le nombre de filtres ; pour tous les débloquer, il faut opter pour un forfait d'une vingtaine d'euros par an. Afin de réaliser l'opération de vieillissement, le cliché est transmis sur les serveurs de la société et traité via des algorithmes d'intelligence artificielle.

En conséquence de la notoriété soudaine de cette application développée par une société russe, les questions posées autour de la confidentialité des données autant que celles des clichés fusent sur les réseaux sociaux. Selon de nombreux internautes, FaceApp s'accaparerait la totalité des photos de votre smartphone.

Vos photos ne vieillissent pas sur les serveurs

Sur ce point, qui a été vérifié par plusieurs sites d'information et des spécialistes, il n'y a pas plus de soucis de confidentialité que pour les autres applications. FaceApp téléverse uniquement les photos que vous avez sélectionnées sur ses serveurs avec votre consentement et n'a pas accès à la totalité des clichés de la photothèque de votre mobile.

En revanche, la question du devenir des photos collectées par les serveurs de la société se posent. Dans ses conditions d'utilisation, l'éditeur Wireless Lab OOO, basée à Saint-Pétersbourg (Russie), explique que les photos traitées par ses filtres peuvent être réexploitées sans contrepartie et sans limite de temps pour ce qu'elle souhaite. Analysées par le Figaro, ces conditions d'utilisation ne seraient d'ailleurs pas en conformité avec la réglementation européenne RGPD.

Pour répondre à ses accusations, la firme a expliqué au site TechCrunch, que la plupart des images sont supprimées des serveurs dans les 48 heures en ajoutant qu'il est possible de demander la suppression de ses données directement à l'équipe de support via un formulaire. Cette annonce vient cependant en contradiction avec le fonctionnement de l'IA de FaceApp. Celle-ci nécessite énormément de données pour pouvoir s'améliorer. Pour le coup, il parait évident que de nombreux selfies, ainsi que leurs modifications, restent bien plus longtemps sur ses serveurs que la société ne l'affirme.

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