Le cafard est robuste, le robot insecte de l'Université de Californie Berkeley l’est encore plus. © Gustavo (lu7frb), Fotopédia, CC by-nc-sa 2.0

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Ce robot-cafard est impossible à écraser

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Des chercheurs sont parvenus à créer un robot de la taille d'un timbre-poste inspiré des cafards. Il est impossible à écraser du pied. Il pourrait un jour servir dans les opérations de secours.

Les chercheurs s'inspirent souvent du monde du vivant pour créer des robots, et notamment des insectes pour ceux de petite taille. Une équipe de chercheurs de l'université de Californie à Berkeley a pris pour modèle le cafard pour créer un robot miniature robuste, capable de continuer à fonctionner après avoir été écrasé sous le pied.

Le robot est constitué d'une fine feuille de polyfluorure de vinylidène, un matériau piézoélectrique qui se dilate et se contracte sous l'effet d'un courant électrique. En l'enveloppant d'une couche d'un polymère élastique, cette réaction est convertie en un mouvement de torsion. Les chercheurs lui ont ensuite ajouté une patte à l'avant pour permettre au robot d'avancer dans un mouvement qui s'apparente au saute-mouton.

Totalement inspiré des cafards, ce robot insecte est même plus résistant qu’eux. Il survit après avoir été écrasé du pied. © Université de Californie Berkeley

Le plus rapide des robots de cette taille

Ce petit robot de la taille d'un timbre-poste est capable d'avancer à une vitesse équivalente à 20 fois sa propre longueur par seconde. Une allure proche de celle d'un cafard. Il peut également transporter une cacahuète, soit six fois son poids. Il s'agit du robot le plus rapide parmi ceux de la taille d'un insecte. En lui rajoutant une seconde patte à l'autre extrémité, les chercheurs sont parvenus à le faire galoper et avancer jusqu'à trois fois plus rapidement.

L'un des avantages d'un robot aussi minuscule et robuste est de pouvoir se faufiler dans des espaces très réduits. Il pourrait aider dans des opérations de secours, en explorant par exemple sous des décombres inaccessibles aux humains ou aux animaux. À l'heure actuelle, le robot est relié à un fil électrique, mais l'équipe travaille sur l'ajout d'une batterie pour le rendre autonome, et d'un capteur de gaz pour repérer les émanations toxiques.

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