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Le réseau omniprésent : la disparition de l'internet ?

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La Fing et l'Irepp (Institut de Recherches et Prospective Postales) publient un état des lieux des TIC (technologies de l'information et de la communication) à l'horizon 2010-2015. Cette étude est publiée chapitre par chapitre sur le site web de la Fing (voir liens ci-dessous). Tous les chapitres sont ouverts aux commentaires des lecteurs et ceux-ci seront intégrés dans la version finale. Futura-Sciences vous avait déjà fait part d'un extrait de cette étude, en voici un nouveau.

Le réseau omniprésent : la disparition de l'internet ?

Après s'être attardé sur l'avenir des technologies, cette deuxième partie de prospecTIC développe une vision fédératrice autour du "courant informationnel". Les différents exercices de prospective réalisés dans le monde semblent aujourd'hui converger vers une vision commune : celle d'une "intelligence ambiante" d'un potentiel de traitement et de communication disponible de manière naturelle et évidente, en tout point, comme aujourd'hui l'électricité.

En synthèse dans cet extrait :

  • "Disparition" de l'internet : la connexion devient aussi omniprésente et naturelle que l'électricité.
  • Continuité entre réseaux proches et lointains, avec et sans-fil, fondés sur des technologies différentes : fin de la distinction fixe-mobile.
  • La connexion devient la situation par défaut - et la déconnexion un enjeu de liberté.
  • Déplacement de la valeur depuis l'accès et l'information, vers le service et la gestion des flux.

Extrait

Dans la plupart des situations quotidiennes, la connexion (hors téléphonie) demeure un acte volontaire et donc, de fait, exceptionnel. Elle est de plus, souvent, fortement contrainte par les débits, les délais de latence, la taille de l'écran, la plus ou moins grande facilité de faire communiquer différents appareils entre eux, etc. Petit à petit, la situation s'inverse : la connexion devient la règle, la déconnexion l'exception (...)

Il devient naturel qu'un appareil électronique (ordinateur, console de jeu, assistant personnel, téléphone mobile, téléviseur, chaîne hi-fi...) se connecte à l'internet et au réseau local dès sa mise sous tension. Dans un second temps, il en ira de même de l'électroménager, des alarmes, de la climatisation, de l'éclairage et, dans les entreprises, des machines-outils, véhicules, palettes, machines à affranchir et distributeurs de boissons. Qu'elle emprunte des câbles spécialisés, le fil électrique, celui du téléphone ou bien la voie des airs, la connexion en réseau, d'un objet à l'autre et de tous les objets à l'internet, devient naturelle en tout lieu, à tout moment. Et son débit croît jusqu'à un stade où il ne contraint plus les usages. (...)

La valeur se déplace dans le flux, dans ce qui nous permettra de le choisir, de maîtriser et d'orienter les courants, de produire un sens exploitable. Elle se déplace aussi dans la déconnexion : s'isoler, imposer le silence, créer des discontinuités, deviennent des actes importants qui expriment la liberté de l'utilisateur et véhiculent un sens. Des fonctions et des services de "déconnexion active" (voir aussi les technologies de protection de la vie privée) émergeront sans doute, qui nous permettront, tout en restant branchés, de devenir invisibles ou de n'être vus que par quelques personnes, de ne nous laisser joindre qu'en certaines circonstances, de dire ou de ne pas dire où nous nous trouvons, de travestir notre identité ou notre localisation, etc. (...)

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