Mardi, Windows Azure, le service de cloud computing conçu par Microsoft, a été victime d'une étonnante panne. La plateforme est devenue indisponible pour de nombreux usagers pendant plusieurs heures. En cause ? Les 366 jours de l'année 2012.
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Ce n'est pas le bugbug de l'an 2000, mais cela y ressemble... Au cours de la journée du 29 février, la plateforme d'hébergement à distance de Microsoft, Windows Azure, a été victime d'une interruption de service inattendue. Pendant plusieurs heures, la solution de cloud computing est restée indisponible pour nombre de ses clients. Parce que 2012 est une année bissextileannée bissextile.

C'est en tout cas l'explication livrée par Microsoft sur le blogblog dédié à Windows Azure. D'après le géant américain, les premiers soucissoucis ont été détectés dès mardi dans plusieurs régions. « Le problème a été rapidement examiné et on a découvert qu'il a été causé par un bug. Bien que l'analyse finale des causes soit en cours, ce souci semble être dû à un mauvais calcul de date pour l'année bissextile. »

Le pyramidion qui coiffait le naos des décades à Canope, une ville de l'Égypte antique (exposé au musée du Louvre, à Paris). Sur chacune des quatre faces apparaissent les divinités protectrices des 36 décades, ces périodes de 10 jours qui constituaient les 360 jours de l'année des premiers calendriers égyptiens. Mais il est apparu bien vite que le compte était un peu court et qu'il fallait ajouter 5 jours. Plus tard encore, l'ajout d'un quart de journée, ou d'un jour tous les 4 ans, s'est imposé chez les Romains. Au début du troisième millénaire après J.-C., des informaticiens, dans les nuages, ont dû en tenir compte dans leurs programmes. © Rama/Licence CC

Le pyramidion qui coiffait le naos des décades à Canope, une ville de l'Égypte antique (exposé au musée du Louvre, à Paris). Sur chacune des quatre faces apparaissent les divinités protectrices des 36 décades, ces périodes de 10 jours qui constituaient les 360 jours de l'année des premiers calendriers égyptiens. Mais il est apparu bien vite que le compte était un peu court et qu'il fallait ajouter 5 jours. Plus tard encore, l'ajout d'un quart de journée, ou d'un jour tous les 4 ans, s'est imposé chez les Romains. Au début du troisième millénaire après J.-C., des informaticiens, dans les nuages, ont dû en tenir compte dans leurs programmes. © Rama/Licence CC

Windows Azure, corrigé, est prêt pour 2016

Le problème identifié, un correctif a été élaboré en urgence et déployé aussi vite que possible dans les régions touchées. Microsoft assure que l'accès à Windows Azure est revenu à la normale dans la nuit de mardi à mercredi pour la majorité de ses clients. Seule une toute petite minorité a été vraiment affectée par ce problème de format de la date.

Microsoft indique que certains utilisateurs peuvent toujours rencontrer des difficultés à utiliser pleinement les solutions liées à Windows Azure. Sur le tableau de bord de la plateforme, tous les services sont désormais annoncés comme fonctionnels.

Cette situation, si elle prête à sourire, révèle une nouvelle fois les limites de l'informatique en nuage. Si l'hébergement à distance de données permet d'y accéder ensuite depuis n'importe quel autre terminal, il apparaît aussi vulnérable malgré les mesures de redondance. Et les géants de l'informatique ne sont pas à l'abri de telles déconvenues, à l'image du problème qui a touché GMailGMail ou Amazon EC2. Le jour où le système est défaillant, ferme ses portesportes ou désactive le compte de l'utilisateur, toutes les informations stockées sont perdues. Confier ses données à un tiers distant est une décision dont il faut savoir mesurer les conséquences et qui ne doit pas empêcher de conserver ses informations localement et sur de multiples supports.