En Chine, la mise en œuvre de techniques de surveillance de masse est une réalité largement assumée par les autorités. © valerybrozhinsky, Fotolia

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Des robots colombes surveillent les citoyens chinois

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Selon un article du South China Morning Post, plus de 30 agences militaires et gouvernementales ont déployé des drones ressemblant à des oiseaux dans plusieurs provinces chinoises. L'ancien empire du Milieu n'en est pas à son coup d'essai en matière de surveillance de sa population.

La Chine n'a jamais fait mystère de sa volonté de déployer des techniques de surveillance à grande échelle. La reconnaissance faciale est d'ores et déjà utilisée via des caméras vidéo et des lunettes connectées portées par la police. Nous avons aussi récemment évoqué les casques munis de capteurs EEG qui analysent les ondes cérébrales des salariés pour surveiller leur état émotionnel. C'est donc sans véritable surprise que l'on apprend que le pays teste depuis plusieurs années des drones de surveillance maquillés en oiseaux.

D'après un article du South China Morning Post, plus de 30 agences militaires et gouvernementales ont déployé des drones ressemblant à des oiseaux dans au moins cinq provinces. L'une d'elle est le Xinjiang, territoire autonome du Nord-Ouest de la Chine considéré par Pékin comme un foyer de séparatisme.

Un système de « crédit social » à partir de 2020

Le programme en question porte le nom de code « Dove » qui signifie colombe en anglais. Il utilise plusieurs modèles de drones prenant l'apparence de ces oiseaux dont ils parviennent à imiter 90 % des mouvements avec un bruit de fonctionnement suffisamment faible pour ne pas être décelable depuis le sol. Chaque appareil est équipé d'une caméra haute définition, d'un GPS et d'un système de communication par satellite. L'autonomie en vol est de 30 minutes.

Des tests effectués au-dessus de troupeaux de moutons, réputés pour leur ouïe fine et leur propension à être très facilement effarouchés, ont confirmé la grande discrétion de ces drones oiseaux. Le père de ce programme est un professeur à l'université polytechnique du Nord-Ouest de la Chine qui a travaillé sur l'avion de chasse furtif Chengdu J-20. Selon l'article du South China Morning Post, les chercheurs estiment que « la technologie a un bon potentiel pour une utilisation à grande échelle dans le futur ».

Rappelons qu'en 2020, le pays compte mettre en place un système de notation pour chaque citoyen pour punir les mauvais comportements sociaux en s'appuyant notamment sur quelque 600 millions de caméras vidéo et un usage massif de la reconnaissance faciale. En Chine, la réalité sera bientôt aussi inquiétante que dans Minority Report ou Black Mirror...

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