En 1962, la crise des missiles de Cuba aurait pu conduire à une apocalypse nucléaire. Le téléphone rouge a été installé après cet épisode pour permettre un meilleur dialogue entre les deux superpuissances. © United States Department of Defense, Wikimedia Commons, DP

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Quels étaient les enjeux de la crise des missiles de Cuba ?

Question/RéponseClassé sous :Époque contemporaine , Homme , crise des missiles

La crise des missiles de Cuba a plongé le monde au bord d'une guerre nucléaire. Durant 13 jours, du 16 au 28 octobre 1962, les États-Unis et l'URSS ont engagé un bras de fer qui aurait pu conduire à l'apocalypse, avant qu'une solution diplomatique ne soit trouvée.

Les raisons de la crise des missiles de Cuba

Depuis 1958, en pleine guerre froide, les relations entre les États-Unis et l'URSS sont de plus en plus tendues. L'île de Cuba est l'un des symboles de leur opposition. Depuis que Fidel Castro, arrivé au pouvoir en 1958, a nationalisé les intérêts américains sur l'île, en 1960, les États-Unis souhaitent renverser ce régime communiste et tentent même une opération militaire, mais le débarquement de la baie des Cochons est un échec. En 1962, les Américains décrètent un embargo contre Cuba (toujours en vigueur aujourd'hui). L'URSS soutient pour sa part Fidel Castro, et décide de profiter de la position stratégique de Cuba, à moins de 200 km des États-Unis, pour y implanter des missiles nucléaires.

La crise des missiles de Cuba résolue in extremis

Nikita Khrouchtchev, qui dirige alors l'URSS, lance l'opération Anadyr. Elle consiste à envoyer par bateaux 50.000 soldats et 36 missiles nucléaires à Cuba. Le 14 octobre, les Américains ont vent de l'opération et le 16, le président John Fitzgerald Kennedy prône une intervention militaire pour stopper le convoi. Finalement, les États-Unis mettent en place un blocus maritime. Durant plusieurs jours, les deux superpuissances campent sur leurs positions. Le monde est au bord de la guerre nucléaire. Finalement, le 28 octobre, Moscou donne l'ordre à ses navires de faire demi-tour en échange de la promesse américaine de ne pas envahir Cuba. Le pire a été évité de justesse.

À noter

Après cette grave crise, Nikita Khrouchtchev et John Fitzgerald Kennedy ont décidé de mettre en place une ligne directe pour pouvoir communiquer en cas de problème. C'est la naissance du fameux « téléphone rouge ».

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