Nous savons tous que la matièrematière existe dans la nature dans des états différents : sous forme solidesolide, liquideliquide, gazeuse et dans l'état de plasmaplasma où les constituants atomiques se trouvent plus ou moins dissociés en un gazgaz d'ionsions. Chacun de ces états s'appelle aussi une phase. Une phase se distingue d'une autre par les propriétés physiquesphysiques que présente la matière. Tout un chacun a intuitivement rencontré le concept de phase au travers de l'exemple classique de l'eau que l'on trouve sur TerreTerre dans les états de glace en phase solide, d'eau liquide et de vapeur d'eau.

La phase d'un matériaumatériau est déterminée par la valeur de quelques paramètres seulement : la température, la pressionpression, la densité. Pour des valeurs données de ces paramètres, il est alors possible de prévoir l'état du matériau pourvu que l'on dispose d'une équationéquation qui relie entre eux ces paramètres. Une telle équation s'appelle une équation d'état.

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La notion de phase, et du même coup celle d'équation d'état, peut-elle être transposée à la matière nucléaire ? Cette interrogation n'est pas motivée par un intérêt purement académique ; une réponse positive à cette question impliquerait la possibilité de prévoir le comportement de la matière dans le cœur des étoilesétoiles par exemple, ou encore de comprendre la formation des particules élémentairesparticules élémentaires quelques fragments de microsecondes après le « Big BangBig Bang » !

Si cette hypothèse s'avérait exacte alors la matière nucléaire pourrait présenter une phase équivalente au plasma, c'est-à-dire un état où les protonsprotons et les neutronsneutrons seraient « dissous » en leurs constituants internes : les hypothétiques quarksquarks et gluonsgluons. La mise en évidence d'un plasma quark-gluon aurait un double impact sur la physique contemporaine : elle permettrait d'étudier la théorie des interactions fortes et ouvrirait de larges horizons dans la compréhension de la structure nucléaire.