Le Space Rider est présenté comme un avion spatial inédit. C'est le projet de corps portant qu'étudient l'Agence spatiale européenne (ESA), Thales Alenia Space et ELV SpA pour succéder à l'IXV à l'horizon 2021. © J. Huart, ESA
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Space Rider

DéfinitionClassé sous :drone spatial , Space Rider , ESA

Space Rider est un projet d'avion spatial réutilisable de l'Agence spatiale européenne qui s'appuie sur l'héritage laissé par l'IXV, le démonstrateur de rentrée atmosphérique de l'ESA qui a volé en février 2015. Ce futur véhicule a été confirmé lors de la session du Conseil ministériel de l'ESA de novembre 2019, à Séville (Space19+). 

Space Rider sera construit à l'identique de l'IXV. Il aura donc la même forme, les mêmes protections thermiques et réutilisera les technologies de l'IXV de la rentrée atmosphérique. À la différence de l'IXV, qui disposait d'un sous-système GNC (Guidage, Navigation and Control) assurant le contrôle du vol, le pilotage et le contrôle du Space Rider seront assurés par l'étage supérieur Avum de Vega qui sera adapté aux besoins de ce véhicule. Doté nativement d'une très grande flexibilité en orbite et capable de réaliser ses propres manœuvres orbitales, l'Avum fera office de module de service. Il intégrera également des panneaux solaires qui fourniront l'énergie nécessaire au fonctionnement du véhicule et des expériences. Autre particularité par rapport à l'IXV, le Space Rider sera capable d'un atterrissage de précision qu'il fera sur une piste, à l'aide d'un parafoil (semblable à l'aile d'un parapente), c'est-à-dire un parachute pilotable qui permet de réduire considérablement l'étendue du site d'atterrissage par rapport à un parachute classique. Il décollera depuis le Centre spatial guyanais à Kourou et se posera sur un site européen qui n'a pas encore été choisi, mais vraisemblablement la base aérienne d'Istres, en France.

Un futur véhicule à tout faire en orbite

L'utilisation des servitudes de l'Avum permet au Space Rider de disposer d'une soute d'un plus grand volume que celle de l'IXV. Dans sa configuration standardisée, le véhicule pourra transporter de 800 à 1.000 kilogrammes de charges utiles et les rapporter au sol. Avec une telle capacité d'emport, cette mininavette servira de plateforme de démonstration technologique ainsi que d'observatoire de la Terre. Elle permettra aussi d'exposer au vide spatial des expériences scientifiques ou de tester diverses technologies. 

Des évolutions futures du Space Rider sont d'ores et déjà à l'étude avec l'ajout d'un bras robotisé, une augmentation des capacités d'emport de charge utile, ce qui nécessitera un plus grand volume utilisable de la soute, l'ajout d'ailes pour rendre ce véhicule plus manœuvrable, à l'image de ce qu'est capable de réaliser en orbite le X37-B de l'U.S. Air Force.

Lorsqu'il sera en service, le Space Rider volera sur une orbite de 400 à 450 kilomètres, inclinée entre 37° et 52°, pendant un maximum de deux mois. De démonstrateur opérationnel, le Space Rider devrait rapidement évoluer vers un véhicule multitâche orienté vers des services liés à la récupération de débris spatiaux notamment puis, dans un deuxième temps, vers l'inspection en haute définition, le remorquage, voire le ravitaillement en vol.

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