Lancement du satellite Bangabandhu-1, le premier satellite de télécommunications géostationnaire du Bangladesh, par un lanceur Falcon 9. Le lanceur a décollé du pas de tir LC-39A du Centre spatial Kennedy de la Nasa (mai 2018). © SpaceX

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SpaceX veut un site de lancement plus grand

ActualitéClassé sous :SpaceX , Falcon 9 , accès à l'espace

SpaceX semble se sentir à l'étroit dans ses installations du Centre spatial Kennedy louées à la Nasa. La société d'Elon Musk souhaite en effet ajouter de nouveaux bâtiments et une tour de contrôle pour faire face à l'accélération de la cadence de lancements de ses Falcon et réduire, à terme, à seulement 10 jours le délai entre la récupération d'un étage et sa réutilisation.

Engranger des contrats de lancement de satellites c'est bien. Les lancer dans des délais raisonnables, c'est mieux. En effet, SpaceX est confronté au succès de son offre commerciale. Malgré ses trois sites de lancement (deux en Floride et un Californie), plus un en construction à Boca Chica, au Texas, l'attractivité commerciale de SpaceX pourrait pâtir de délais de lancement trop longs.

Pourtant, avec onze lancements depuis le début de l'année, contre trois pour Arianespace, la cadence des Falcon 9 n'est apparemment pas suffisante. Le goulet d'étranglement se situe dans la remise en état de vol des étages réutilisables, trop longue. Comme le souligne James Gleeson, porte-parole de SpaceX, « nous souhaitons améliorer nos capacités de lancement et rationaliser les opérations pour lancer, récupérer et relancer notre famille de lanceur Falcon (Falcon 9 et Falcon Heavy) ».

Le pas de tir 39A du Centre spatial Kennedy qu'utilise aujourd'hui SpaceX. © Nasa

Réduire à seulement dix jours le délai de réutilisation d'un étage

Pour cela, SpaceX souhaite de nouvelles installations sur la partie du site de lancement du Centre spatial Kennedy loué à la Nasa. La société de lancement veut une nouvelle tour de contrôle (91 mètres de haut) et de nouveaux bâtiments dont un hangar de plus de 12.000 mètres carrés et haut de 31 mètres pour la remise en état des étages réutilisables ainsi que les coiffes que SpaceX prévoit aussi de récupérer après chaque lancement. Notez que la dernière version du Falcon 9, la block 5 inaugurée avec le lancement du satellite Bangabandhu-1 (mai 2018), a été conçue, entre autres, pour maximiser le retour en vol des éléments réutilisables. Elle préfigure aussi la future réutilisation des étages supérieurs du lanceur, ce qui serait une nouvelle révolution en matière d'accès à l'espace.

À l'avenir, plus de 60 atterrissages d'étages réutilisables de Falcon 9 et de Falcon Heavy sont prévus chaque année en Floride, que ce soit sur la terre ferme ou sur la barge Of Course I Still Love You (Bien sûr, je t'aime encore), installée à 650 kilomètres au large des côtes de la Floride.

Pour l'instant, les seules informations rendues publiques sont celles publiées dans un projet de rapport d'évaluation environnementale préparé par le Centre spatial Kennedy. Cette étude d'impact vise à estimer l'impact de ces nouvelles installations sur le site et décider s'il faut les éviter, les réduire ou les compenser. Ce rapport ne précise pas quand ces installations seront construites et opérationnelles et encore moins à quel coût.

  • SpaceX veut accroître ses capacités de lancements et donc de remise en état des éléments réutilisables de ses lanceurs.
  • Ses installations du Centre spatial Kennedy semblent pour cela sous-dimensionnées.
  • Il faudrait un hangar supplémentaire et une nouvelle tour de contrôle.
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