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Un réseau européen d'imagerie moléculaire en cancérologie

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Le CEA, au travers du Service hospitalier Frédéric-Joliot, va coordonner le premier réseau d'excellence européen d'imagerie moléculaire en cancérologie. Ce réseau, appelé EMIL, est officiellement lancé le 5 juillet 2004.

La tomographie par émission de positons fait partie des méthodes d'exploration fonctionnelle et atraumatique chez l'homme Crédit : http://www.cap-senior.com

Le réseau d'excellence EMIL, European Molecular Imaging Laboratories, est le seul réseau d'excellence européen en imagerie moléculaire du cancer. Initié et coordonné par le groupe "Imagerie in vivo de l'expression des gènes" du CEA à Orsay, EMIL a pour objectif de fédérer les laboratoires européens leaders en imagerie moléculaire (universités, centres de recherches et PME) et ainsi hisser au plus haut niveau le diagnostic précoce, le pronostic et l'évaluation thérapeutique du cancer.

L'imagerie moléculaire est une nouvelle discipline, en plein essor, qui visualise le fonctionnement des cellules et les processus moléculaires des organismes vivants, sans les perturber. Elle ouvre de nombreuses perspectives, notamment en cancérologie, pour la compréhension des mécanismes de la maladie, la détection précoce des tumeurs, le développement de nouvelles thérapies moléculaires ou de nouveaux médicaments.

Le CEA et la recherche en imagerie médicale

Acteur majeur de la recherche en imagerie in vivo en Europe, le Service hospitalier Frédéric-Joliot (SHFJ) du CEA assurera la coordination du réseau excellence EMIL. Le programme est mis en place pour 5 ans. Rappelons que le Service hospitalier Frédéric Joliot du CEA (SHFJ) a été créé il y a plus de 40 ans dans l'objectif de développer l'utilisation médicale des isotopes radioactifs. Il est aujourd'hui la seule unité de recherche en Europe à regrouper les différentes méthodes d'exploration fonctionnelle et atraumatique chez l'homme (tomographie par émission de simple photons, tomographie par émission de positons, imagerie et spectroscopie par résonance magnétique nucléaire,...), tout en possédant à la fois des laboratoires de recherche fondamentale et une unité clinique en médecin nucléaire.

Le SHFJ compte environ 150 chercheurs et techniciens, parmi lesquels plus de 50 agents CEA, près de 30 étudiants en thèse et post-doctorants, ainsi que des personnels d'autres organismes et hospitalo-universitaires, collaborant à temps complet ou partiel aux recherches.

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