Parmi les découvertes de Thomas Ebbesen, futur médaillé d’or du CNRS, une méthode de synthèse de nanotube de carbone en grande quantité. © evannovostro, Fotolia

Sciences

La médaille d’or 2019 du CNRS est attribuée à Thomas Ebbesen pour ses travaux en nanosciences

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Cette année, la prestigieuse médaille d'or du CNRS reviendra au physico-chimiste franco-norvégien Thomas Ebbesen pour ses travaux dans le domaine des nanosciences. 

C'est le 24 octobre prochain que sera remise à Thomas Ebbesen, un physico-chimiste franco-norvégien, chercheur à l'université de Strasbourg depuis 1996, la prestigieuse médaille d’or du CNRS, édition 2019. Une médaille qui distingue chaque année, « l'ensemble des travaux d'une ou plusieurs personnalités scientifiques ayant contribué de manière exceptionnelle au dynamisme et au rayonnement de la recherche française ».

Thomas Ebbesen, justement, fait figure de référence au niveau international. Il est l'auteur de découvertes fondamentales et pionnières dans différents domaines des nanosciences. Il a d'ailleurs été récompensé en 2014 du prix Kavli, la plus haute distinction dans ce domaine, et a reçu, au cours de sa carrière, de nombreux autres titres honorifiques.

Thomas Ebbesen est né en 1954, à Oslo (Norvège). Il recevra, le 24 octobre 2019, la médaille d’or du CNRS. © Caroline Schneider, CNRS

La curiosité à l’origine de grandes découvertes

Car le physico-chimiste multiprimé a d'abord étudié les matériaux carbonés, nanotubes et fullerènes. Il a, par exemple, mis au point une méthode de synthèse de nanotubes de carbone à grande échelle. C'est aussi à lui que l'on doit la découverte d'un nouveau phénomène optique : la transmission extraordinaire. Un phénomène qui permet à la lumière de passer avec une grande efficacité par des ouvertures de taille plus petite que sa propre longueur d'onde, contrairement à ce qui était communément admis.

L'intérêt de Thomas Ebbesen s'est aussi porté sur les systèmes moléculaires en couplage fort lumière/matière. Pour découvrir qu'on peut accélérer ou décélérer des réactions chimiques en faisant interagir les réactifs avec les fluctuations électromagnétiques d'une cavité optique et qu'on peut sélectivement favoriser un produit donné. Une découverte à l'origine de la chimie polaritonique. « C'est le quatrième sujet de ma carrière et je n'ai jamais été autant excité que par ça », raconte le futur médaillé d'or du CNRS. De quoi promettre encore de belles découvertes !

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