Coup double pour l'astronome amateur française Claudine Rinner. Après la découverte de sa première comète fin novembre 2011, elle vient de dénicher un nouvel astre chevelu à l'aide de son télescope de 50 centimètres de diamètre.
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Pour beaucoup d'astronomes amateurs, 1999 restera l'année de l'éclipse totale de Soleil visible en France. Pour Claudine Rinner, une passionnée installée à Ottmarsheim (Alsace), c'est l'année qu'elle choisit pour se lancer dans la recherche systématique de petits corps célestes errants dans le Système solaireSystème solaire. Elle découvre son premier astéroïde en 2003 mais ne s'imagine sans doute pas que moins d'une décennie plus tard elle en aura épinglé plus de 2.000 à son tableau de chasse.

Claudine Rinner doit cette exceptionnelle profusion de découvertes à son assiduité et à l'amélioration constante de son matériel. Après avoir augmenté le diamètre de ses instruments (passant de télescopes de 300 à 400 puis désormais 500 millimètres de diamètre), elle a également choisi en octobre 2011 de transférer son plus gros télescopetélescope (qu'elle pilote à distance) dans le Haut-Atlas marocain, sous un ciel particulièrement pur. Le résultat ne s'est pas fait attendre puisque dans la nuit du 28 au 29 novembre elle était la première à photographier P/2011 W2, une très faible comète de magnitudemagnitude 17,6. Poursuivant sans faiblir sa surveillance photographique de la voûte céleste, elle vient de dénicher une autre comètecomète (C/2012 CH17 MOSSMOSS) la veille de la Saint-Valentin.

Après quatorze années sans aucune découverte cométaire à mettre à l'honneur d'un Français, la double performance de Claudine Rinner mérite d'être saluée.