Le IXV est le résultat du partenariat de 10 pays européens. Il permet à l'Esa de progresser sur la voie de la mise au point d'un véhicule de rentrée qui pourrait être habité. © Esa

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En vidéo : l'Esa teste le désamarrage de l'IXV

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L'Esa teste une sorte de mininavette spatiale, l'IXV. Ce démonstrateur de rentrée atmosphérique est utilisé par l'Agence spatiale européenne pour mettre au point de futurs véhicules, habités ou non, capables de revenir de l'espace en douceur, un domaine d'où l'Esa est absente. L'engin en est aux phases d'essai, qui portent actuellement sur le délicat moment de la séparation d'avec le lanceur. À voir ici en vidéo. © Esa

L'Esa teste sa mininavette spatiale : l'IXV  Démonstrateur de rentrée atmosphérique, l'IXV, réalisé par l'Esa, est un véhicule sans ailes, où la portance est assurée par le fuselage. Des gouvernes, à l'arrière, servent à stabiliser l'engin durant la descente dans l'atmosphère. Il sert à mettre au point toutes les étapes d'un voyage dans l'espace terminé par une rentrée en vol plané. On voit ici le test d'une phase critique : le moment où le véhicule se sépare de son lanceur. Les deux subissent alors de très fortes vibrations. © Esa 

Le IXVIntermediate experimental vehicle, est actuellement en phase de test au centre technique de l'Estec, aux Pays-Bas. Plus précisément pour tester la technique de désamarrage de son lanceur Vega. En effet, à 320 km d'altitude, un dispositif pyrotechnique déclenche la séparation des deux engins. Le test conduit au cours de cette vidéo permet de vérifier la résistance au chocs mécaniques et thermiques que devront endurer les modules lors de la séparation.

Véritable laboratoire volant, le IXV embarque environ 300 capteurs, dont une caméra à l'arrière, et enregistre l'intégralité de ses informations de vol. Compact, cet engin quasiment dépourvu d'ailes assure sa stabilité en vol avec son fuselage. Il est dit à « corps portant ».

Pendant sa phase d’essais aux Pays-Bas, l'IXV devra prouver qu'il peut résister aux dures conditions d'un lancement spatial. Il subira notamment des tests sur une table vibrante afin de simuler sa résistance aux fortes vibrations, ainsi que trois jours de tests de séparations visibles au cours de cette vidéo. Le vol expérimental, quant à lui, aura lieu en novembre et viendra confirmer les contrôles effectués en laboratoire. L'appareil doit pouvoir résister aux températures très basses de la haute atmosphère et de l'espace ainsi qu'à l'extrême chaleur d'une rentrée atmosphérique.

Au-delà des tests actuels, l'Esa prépare le lancement au Port spatial de l’Europe à Kourou. Le réseau au sol et les opérations de récupération devront être prêts pour l'arrivée du module début septembre en Guyane.