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Une collision de satellites évitée de justesse !

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Les contrôleurs de vol du NASA's Goddard Space Flight Center, à Greenbelt, ont été contraints de modifier légèrement l'orbite du satellite Terra afin d'éviter une collision avec un débris spatial d'origine chinoise.

Le satellite Fengyun 1-C, aujourd'hui éparpillé en centaines de débris... Crédit Agence spatiale chinoise.

Le 11 janvier dernier, la Chine procédait à une démonstration de sa puissance militaire en détruisant un de ses propres satellites - Fengyun 1-C - au moyen d'un missile ASAT lancé depuis son territoire. Fengyun 1-C était ce qu'il est convenu d'appeler une épave spatiale, n'étant plus en service. La destruction s'est effectuée par collision directe, ce qui exigeait tout de même une précision peu commune. Mais le résultat de cette opération a aussi été l'éparpillement sur l'orbite de centaines, voire de milliers de débris de tailles diverses, que les réseaux de poursuite tels le Norad américain surveillent avec inquiétude, car ils représentent un risque de collision non négligeable.

Et justement, une de ces ferrailles spatiales, un fragment estimé à 40 centimètres environ, a été détecté sur une trajectoire de collision avec Terra, le satellite de surveillance de l'environnement américain.

Bien que sans certitude, le risque de collision était bien réel et estimé à 7%. Aussi le 22 juin, les techniciens du centre de contrôle ont-ils commandé l'allumage des moteurs du satellite durant 1,3 seconde afin de modifier son orbite, la rehaussant de 1300 mètres, ce qui a suffi pour réduire le risque à zéro.

Terra, dont le lancement avait eu lieu le 18 décembre 1999 depuis la base de Vandenberg, en Californie, est le fruit d'une coopération entre le Canada, les Etats-Unis et le Japon. Il s'agit du premier satellite capable d'étudier les terres, les océans, l'air, les glaces et la végétation terrestres comme parties d'un système global. Habituellement, les moteurs de Terra sont mis à feu de trois à cinq fois par année afin de compenser l'usure de l'orbite.

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