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Bourget 2007 : GLONASS décolle, Airbus s'envole

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Nikolaï Testoïedov, directeur et concepteur général du Groupe d'études et de production en mécanique appliquée Rechetnev (NPO PM), annonce que le système GLONASS sera bientôt complet et opérationnel en orbite, devenant ainsi un concurrent valable au GPS américain.

Un satellite GLONASS.

Dès la fin de cette année, six satellites supplémentaires seront lancés, ce qui en portera le nombre à 18, a déclaré hier jeudi Nikolaï Testoïedov lors d'une conférence au Bourget, ce qui rendra le réseau de positionnement global parfaitement efficace. 24 satellites sont prévus en tout, objectif qui sera atteint en 2009, et le service sera alors accessible gratuitement à tous les utilisateurs possédant un appareil compatible depuis n'importe quel point du monde.

A partir de 2010, les satellites actuels seront progressivement remplacés par des GLONASS-K, à la fois plus légers et plus performante, et dont la durée de vie atteindra dix ans.

Cette constellation satellitaire, qui évolue sur trois orbites circulaires à une altitude de 19.100 kilomètres, autorisera une précision inférieure au mètre sur terre comme en mer. Les premiers satellites avaient été lancés en octobre 1982, et en septembre 1993, le premier groupe de 12 satellites entrait en service. En 2004, le nombre d'unités en orbite atteignait 14 et grimpait à 17 en 2005. Compte tenu des nouveaux lancements, mais aussi des éléments retirés du service actif pour cause d'âge trop avancé, il sera de 18 appareils fin de cette année, ce qui autorise déjà une utilisation en tant que couverture mondiale alors qu'à l'origine, ce réseau n'était destiné qu'aux récepteurs se trouvant en territoire russe, bien que créé pour concurrencer le système américain GPS.

Déjà depuis 1996, l'OACI (Organisation de l'aviation civile internationale) ainsi que l'OMI (Organisation maritime internationale) utilisent le réseau GLONASS parallèlement au GPS.

Quant à Galileo, empêtré dans ses éternels palabres politico-économiques, on ne peut que constater qu'une fois de plus, il conforte avant tout son rang... d'outsider.

Airbus, c'est la fête !

Pour l'avionneur européen, ce salon aéronautique est décidément celui de tous les records ! L'ampleur des ventes enregistrées jusqu'ici a permis à la firme de relever l'objectif de ventes à un nombre sans précédent de 900 appareils, qui sera sans doute atteint. Et même si le nombre de commandes pour la journée du 21 juin n'atteint pas celui des jours précédents, il est tout de même impressionnant avec 145 engagements, essentiellement de la part de quatre compagnies, dont la majorité s'intéresse tout particulièrement à l'A320.

Citons entre autres la compagnie à bas prix singapourienne Tiger Airways, qui signe un accord pour 30 commandes fermes et 20 options supplémentaires, et compte ainsi s'étendre sur l'Australie; la colombienne Avianca Airlines, qui augmente sa commande précédente de 19 appareils (A320 et A330-200); Hong Kong Airlines, une toute nouvelle compagnie chinoise, qui passe une commande ferme de trente A320 et vingt A330 avec l'intention de s'étendre en long-courrier, notamment vers l'Australie, le Moyen-Orient et l'Europe; et enfin l'indonésienne Manadala Airlines, qui commande 25 A320, après en avoir exploité deux exemplaires à titre d'essai depuis 2006. Ces nouveaux avions sont destinés à remplacer la flotte actuelle, composée de Boeing 737-200 sur le réseau domestique.

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