Santé

Les implants cochléaires

Dossier - Appareils auditifs : les types de prothèses
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Les appareils auditifs ont pour but d'améliorer l'audition des malentendants. Découvrez dans ce dossier le principe de fonctionnement et les différentes technologies disponibles.

  
DossiersAppareils auditifs : les types de prothèses
 

En plus des appareils auditifs externes, il existe des appareils auditifs directement reliés au système nerveux du malentendant : ce sont les implants cochléaires.

Les troubles auditifs sont de plus en plus importants. © Stasique, Fotolia

Pour les surdités profondes, une technologie encore plus complexe existe désormais. C'est l'implant cochléaire, où un microprocesseur situé au-dessus du pavillon de l'oreille est directement relié à la cochlée.

Les implants cochléaires, une technologie étonnante. © Domaine public

Principe de l'implant cochléaire

Comme pour une aide auditive externe, le système est doté d'un microphone placé derrière le pavillon de l'oreille. Les sons perçus sont transformés en signaux électriques par un processeur, qui envoie les informations à une sorte d'antenne implantée un peu plus haut derrière l'oreille. Elle émet des ondes radio, qui seront captées par un récepteur situé sous la peau, directement relié par un fil électrique à la cochlée. La vingtaine d'électrodes placées dans la cochlée vont alors stimuler les fibres nerveuses, suivant les informations reçues, ce qui activera le nerf auditif et la zone du cerveau dédiée à l'audition.

Les sons sont captés par le microphone (1), transformés en signaux électriques et transmis jusqu'à l'émetteur (2). Les ondes radio sont captées sous la peau, l'information est transmise par un fil électrique jusqu'à la cochlée (3), qui active le nerf auditif (4). © NIH, domaine public

Si des avancées sont réalisées dans ce domaine, il existe actuellement un nombre maximal de 22 électrodes au niveau de la cochlée, chacune étant activée par une bande de fréquence sonore déterminée. Cette technologie est suffisante pour des enfants sourds implantés très jeunes dont la plasticité du cerveau est encore importante, mais peu efficace chez des adultes qui ont toujours été non-entendants.

Pour en savoir plus sur les implants cochléaires, retrouvez l'interview de Pascal Barone, responsable de l'équipe Dynamique du traitement et interactions corticales, au centre de recherche CNRS Cerveau et cognition de Toulouse.