Santé

Aristoloche

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L’aristoloche, à prendre avec précaution. © F. Le Driant / FloreAlpes.com

L'aristoloche est une plante herbacée que l'on retrouve dans les régions européennes et asiatiques au climat chaud. Appartenant à la famille des aristolochiacées, elle pousse dans les forêts et à la lisière de champs ou de vignes. L'aristoloche se compose d'une haute tige portant des feuilles alternes et son fruit est une capsule.

L’aristoloche, une plante toxique

La tige feuillée de l'aristoloche est récoltée en pleine floraison. Il suffit pour cela de couper à la main sa partie supérieure. Grâce à sa teneur en acide aristolochique, elle est utilisée à des fins thérapeutiques après séchage. Elle contient également des tanins, des pigments et un alcaloïde : l'aristolochine. Ces substances auraient un effet décontractant contre les crampes, et apaisent les douleurs gastriques, intestinales ou respiratoires. L'aristoloche est indiquée pour le traitement de différents troubles du système vasculaire ou de thromboses. En outre, sa décoction permet de soigner diverses affections dermatologiques comme les plaies, les ulcères ou l'eczéma.

Cependant, méfiez-vous de cette plante car toutes ses parties sont vénéneuses ! Prise à forte dose, elle peut entraîner des diarrhées ou des hémorragies internes. Si vous êtes enceinte, sachez également que l'aristoloche est susceptible de déclencher un avortement spontané. Enfin cette plante est responsable de lésions rénales ou hépatiques irréversibles. En conséquence, une surveillance médicale devient indispensable dès lors qu'elle vous est prescrite.

Pour plus d'informations, demandez conseil à votre pharmacien.

SourcePlantes médicinales, Gründ

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Note. La phytothérapie est utilisée en médecine traditionnelle depuis des siècles. Son efficacité et son innocuité restent toujours discutées. Et pour cause, comme l’explique l’Organisation mondiale de la Santé dans un rapport de 1998, « un nombre relativement petit d'espèces de plantes ont été étudiées pour d’éventuelles applications médicales ». Cet article s’inscrit naturellement dans cette démarche. Ajoutons que compte tenu des risques éventuels d’effets indésirables, d’interactions médicamenteuses voire de toxicité de certaines plantes, informez toujours votre médecin, si vous recourrez régulièrement à la phytothérapie.