La pilule pour l'homme, c'est un peu l'Arlésienne de la contraception ; depuis des années que les scientifiques travaillent dessus, elle continue de leur échapper.
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Des chercheurs de l'University of Massachusetts Medical School ont pourtant décidé de s'associer avec une compagnie norvégienne SpermaTech afin d'exploiter une piste de recherche qui leur paraît prometteuse. Travaillant sur du spermesperme de bélier, le biologiste George Witman et ses collègues ont en effet découvert que l'acquisition de la mobilité du flagelleflagelle des spermatozoïdesspermatozoïdes en maturation dépend de l'activation d'une protéineprotéine dénommée Cs lors du passage du sperme à travers l'épididyme (le canal qui relie chaque testiculetesticule au canal déférentcanal déférent).

Or cette moléculemolécule spécifique des spermatozoïdes ne semble pas affecter la production des hormoneshormones masculines, comme l'ont montré les expériences d'une équipe de l'Université de Washington sur des souris génétiquement modifiées n'exprimant pas la protéine. Elle semble donc une cible de choix pour l'élaboration d'une pilule pour l'homme, susceptible de suspendre la capacité reproductive sans atteindre d'autres fonctions.

Mais pour cela, il reste encore à découvrir un composé en mesure de bloquer l'activation de Cs. Cette prochaine phase de développement se fera dans les laboratoires de la société norvégienne à l'aide d'outils de criblage à haut débitdébit. Si tout se passe bien, une mise sur le marché pourrait intervenir d'ici dix ans.