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L'invasion des vers a commencé

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Le ver de terre est connu pour son rôle de saprophage, ou "décomposeur", qui permet d'aérer et de fertiliser le sol dans lequel il vit. Mais dans les forêts nord-américaines, des vers comme le lombric commun (Lumbricus terrestris) et le ver rouge du marécage (Lumbricus rubellus), tous non natifs des Etats-Unis, semblent faire plus de mal que de bien.

L'invasion des vers a commencé

En appauvrissant la couverture de végétaux récemment tombés ou légèrement décomposés (feuilles, écorce, etc.), ils privent ces forêts des nutriments et de l'abri nécessaires au renouvellement des plantes et des animaux.
Car s'ils sont efficaces pour l'entretien des jardins, certains vers semblent trop voraces pour respecter le lent rythme de vie des forêts.

Aux Etats-Unis, on compte jusqu'à 100 espèces natives de ces bestioles, mais ce sont bien la douzaine d'espèces étrangères envahissant le Nord du pays qui pose problème. Là où ces dernières abondent, les biologistes ont remarqué une tendance à la disparition d'animaux comme la salamandre et autres arthropodes et insectes.

Pour lutter contre ce phénomène, toutes sortes de solutions ont été envisagées, depuis la réintroduction d'ours mangeurs de vers jusqu'à l'utilisation de poison ou de chocs électriques dans le sol.

Mais pour l'instant, les mesures les plus efficaces restent la mise en quarantaine des zones infestées et une meilleure surveillance des introductions de vers. Le Département américain de l'Agriculture contrôle déjà les importations, qui sont légales tant que le transport des lombrics respectent certaines règles, mais des accidents sont toujours possibles.

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