Les scientifiques ont calculé l'âge limite pour arrêter de fumer et de ne pas avoir plus de risque de mortalité supplémentaire que les non-fumeurs. Avant quel âge vaut-il mieux arrêter la cigarette ?

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[EN VIDÉO] La dépendance au tabac est-elle inscrite dans notre ADN ? Le tabagisme est la première source de mortalité évitable dans le monde. Au-delà de la dépendance, fumer augmente le risque de cancers ou de maladies cardiovasculaires. Uwe Maskos, chef de l’unité Neurobiologie intégrative des systèmes cholinergiques à l’Institut Pasteur, nous parle des causes et conséquences du tabagisme durant cette interview.

Le tabagisme est la première cause de mortalité évitable en France, avec 75 000 décès annuels en France consécutifs à l'inhalation des 400 substances toxiques que contient une seule cigarette. Mais les campagnes de préventionprévention sur les risques du tabac fonctionnement, selon Santé publique France : le nombre de fumeurs par jour est passé de 29 % en 2016 à 25,5 % en 2020, avec 30 % qui ont déjà essayé d'arrêter cette année-là.

Y a-t-il un bon moment pour arrêter de fumer sans souffrir des conséquences de cette addictionaddiction toute sa vie ? Un groupe international de recherche a calculé le risque relatif de mourir, quelque ce soit la cause, en fonction de l'âge auquel s'effectue l'arrêt du tabac et ont défini un âge minimum où ce risque est égal à celui des non-fumeurs.

Une cigarette contient plus de 400 substances toxiques. © markgoddard, Getty Images
Une cigarette contient plus de 400 substances toxiques. © markgoddard, Getty Images

L'âge idéal pour arrêter le tabac

Plus un fumeur arrête de fumer tôt, plus il protège sa santé. En effet, les scientifiques ont calculé qu'une personne qui a arrêté de fumer avant 35 ans n'a pas plus de risque relatif de mourir qu'un non-fumeur (un risque de 1,03 contre 1 pour les non-fumeurs qui servent de référence). En revanche, si cette décision est repoussée entre 35 et 45 ans, le risque relatif de mortalité de toute cause augmente de 21 %, de 47 % pour les personnes arrêtant de fumer entre 45 et 54 ans et de 74 % pour celles qui arrêtent entre 55 et 64 ans.

Ces calculs sont basés sur les données de 500 000 personnes collectées entre 1998 et 2018 sur des hommes et des femmes d'origines ethniques diverses, âgés entre 18 et 84 ans au début de la collecte. À l'issue de ces 20 années, 75 000 d'entre eux sont décédés, fumeurs ou non. Mais les chiffres montrent que les fumeurs avaient plus de risque de mourir, quelle que soit la cause, que les non-fumeurs ; ils étaient aussi plus exposés à des maladies intimement liées à leur consommation de tabac comme le cancer, les maladies cardiaques et pulmonaires.

Si arrêter le tabac avant 35 ans apparaît comme un objectif pour réduire la mortalité chez les fumeurs, surtout s'ils ont commencé en étant jeunes, cela ne veut pas dire que tout est perdu après cet âge. Les scientifiques soulignent que « arrêter la cigarette avant 45 ans réduit d'environ 90 % la surmortalité associée aux tabac ». Qu'importe l'âge, arrêter le tabac ne peut qu'être bénéfique pour la santé.