Grâce à leur nouvel hydrogel, les chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) espèrent pouvoir prochainement soigner efficacement les lésions du ménisque. © Markus Bormann, Fotolia

Santé

Régénération tissulaire : un hydrogel 10 fois plus adhérent

Actualité

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Il est fait de 90 % d’eau et d'un double réseau de polymères et de fibres. C’est la composition d’un hydrogel mis au point par des chercheurs suisses. Un hydrogel qui adhère aux tissus mous et qui pourrait aider à guérir les tissus cartilagineux ou de ménisque.

Pour reconstituer le cartilage ou encore les ménisques, les chercheurs proposent depuis quelque temps des injections d’hydrogels enrichis de cellules réparatrices ou de médicaments. Objectif : stimuler ainsi la régénération des tissus. Le problème est que ces hydrogels présentent les inconvénients de leurs avantages. Soumis aux mouvements du corps et aux pressions des flux corporels, ils ne restent pas en place dans la zone endommagée.

Pour pallier ce défaut, des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) ont élaboré un nouvel hydrogel biocompatible capable d’adhérer naturellement aux tissus mous. Constitué à 90 % d’eau pour se rapprocher de la composition des tissus à traiter, il possède, selon les biomécaniciens suisses, une capacité d’adhésion 10 fois supérieure à celle des produits bioadhésifs existants.

Des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) ont mis au point un hydrogel capable d’adhérer à plusieurs tissus mous. Ils souhaitent désormais se concentrer sur une formulation favorisant spécifiquement la guérison des tissus cartilagineux ou de ménisque. © École polytechnique fédérale de Lausanne

Un double réseau de polymères et de fibres

C'est une propriété que cet hydrogel doit à une structure en double réseau de polymères et de fibres qui lui permet de dissiper efficacement l’énergie des contraintes mécaniques qu’il est amené à subir. De quoi résister sans se décoller. Et de quoi entrevoir de nombreuses perspectives intéressantes.

« Le développement de cet hydrogel pourrait nous permettre de nous affranchir de matériaux métalliques comme le titane dans la stabilisation de reconstructions osseuses. Il ne serait, par ailleurs, plus nécessaire de devoir fixer certains tissus mous à l’aide de sutures complexes », explique Martin Broome, médecin-chef du Centre hospitalier universitaire vaudois.

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