Rougeole, oreillons, rubéole, coqueluche, diphtérie, poliomyélite, hépatite B… Comment les enfants sont-ils protégés aujourd'hui en France ? De façon incomplète et inégale selon un sondage récent.
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Une équipe de l'Institut de Veille sanitaire (InVSInVS) a mené l'enquête auprès de 6.000 jeunes de 11 ans, en classe de CM2. Les résultats sont en demi-teinte. « Si les couvertures vaccinalescouvertures vaccinales pour le BCGBCG, le DTP diphtériediphtérie, tétanostétanos, poliomyélitepoliomyélite, NDLRNDLR] et la coqueluchecoqueluche sont stables et très satisfaisantes, la couverture vis-à-vis de l'hépatite Bhépatite B est encore trop faible » explique Laure Fonteneau, de l'InVS. En effet, d'après cette étude réalisée en 2004-2005, seuls 38,3% des enfants de 11 ans sont effectivement vaccinés contre l'hépatite B. Ce taux s'inscrit malgré tout à la hausse, puisqu'il plafonnait à 33,5% en 2002 !

Curieuse influence de la profession paternelle

Les auteurs mettent aussi en évidence le taux « insuffisant [74,2%, NDLR] d'observance de la seconde vaccinationvaccination ROR (rougeolerougeole, oreillonsoreillons rubéole) », et cela, en dépit du fait que le taux de couverture est passé de 51% en 2001-2002 à 74,2% en 2004-2005. Ce dernier chiffre reste toutefois très éloigné du seuil de 95% fixé par l'Organisation mondiale de la SantéOrganisation mondiale de la Santé comme objectif à atteindre pour éliminer ces maladies.

Plus inattendu, ce travail montre également que le fait « d'être l'aîné d'une fratrie ou enfant unique influence de façon positive les couvertures vaccinales ». Ce serait particulièrement vrai pour les vaccinations contre l'hépatite B, et pour le vaccin du RORvaccin du ROR.

La profession du père aurait également son importance. D'une manière générale, « les enfants dont le père est cadre, employé, ouvrier qualifié ou exerce une profession intermédiaire sont mieux vaccinés que les enfants dont le père est artisan, commerçant ou chef d'entreprise », remarquent les auteurs.