La maladie d'Alzheimer entraîne une perte progressive des facultés mentales et peut avoir des effets dévastateurs pour les patients concernés ainsi que pour leur entourage. Une équipe dirigée par Ganesh M. Shankar et Dennis J. Selkoe de la Harvard Medical School a découvert que seule une forme particulière de bêta-amyloïde, extraite de cerveaux de cadavres humains, déclenchait certains symptômes caractéristiques de la maladie d'Alzheimer chez le rat.
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Selon l'Organisation Mondiale de la SantéOrganisation Mondiale de la Santé, environ 18 millions de personnes dans le monde vivent avec la maladie d'Alzheimermaladie d'Alzheimer. En 2025, ce nombre devrait atteindre 34 millions et même si des traitements peuvent soulager ses symptômessymptômes, ils ne permettent pas d'arrêter pas la maladie.

Le cerveaucerveau des personnes atteintes de la maladie présente une accumulation, sous forme de plaques, de bêta-amyloïdebêta-amyloïde néfaste pour le système nerveux. Les chercheurs ont injecté à des rats de la bêta-amyloïde sous 3 formes : monomérique, dimérique et trimérique. D'après les résultats, la seule forme nocive d'amyloïde serait celle contenant 2 moléculesmolécules. Ce dimère détériorerait les fonctions de la mémoire, plus spécifiquement la mémoire à court terme. En effet, dans la région hippocampale de l'animal, l'injection de dimères de bêta-amyloïde réduit de 47% la densité des épines dendritiques. Le dimère semble également agir directement sur les synapsessynapses. Même si les chercheurs ignorent encore la raison pour laquelle seule une de ces formes provoque ces symptômes, ces résultats permettent d'expliquer pourquoi certaines personnes présentent des plaques d'amyloïdes sans pour autant montrer les symptômes de la maladie d'Alzheimer.

Des études parallèles, menées par le Dr Yousef al-Abed du Feinstein Institute de New York, ont permis de créer et de tester un traitement expérimental (CNI-1493) visant à neutraliser ou à réduire la formation des plaques de bêta-amyloïde dans le cerveau de patients. Ce médicament, qui est actuellement testé en essai cliniqueessai clinique pour le traitement de la maladie de Crohnmaladie de Crohn, cible et transforme les amyloïdes présents dans le cerveau afin qu'ils ne forment pas de plaques, diminuant ainsi leur toxicitétoxicité.

Ces résultats mettent en évidence un domaine vers lequel les futures recherches sur cette maladie devraient se focaliser. Ces travaux pourraient également conduire à la découverte d'un traitement curatifcuratif ou préventif de la maladie d'Alzheimer d'ici à quelques années.

Par Julien Moriggi - [email protected]

BE Etats-Unis numéro 130 (4/07/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - www.bulletins-electroniques.com/actualites/55235.htm