Plutôt qu'une vaccination de masse, le Haut conseil de la santé publique conseille de cibler certaines catégories, avec un ordre de priorité. En tête de liste figurent le personnel soignant, les femmes enceintes et les familles s'occupant de nourrissons.

au sommaire


    Bientôt un ordre de priorité pour les vaccinations contre la grippe A ? © Patricia Hofmeester/Fotolia

    Bientôt un ordre de priorité pour les vaccinations contre la grippe A ? © Patricia Hofmeester/Fotolia

    « Toutes les personnes qui désirent être vaccinées (contre la grippe) devraient pouvoir l'être » avec en priorité les « personnels de santé, médico-sociaux et de secours ». Viendront ensuite les groupes de population les plus fragiles, à commencer par les femmes enceintes. Ce sont les principales recommandations rendues publiques aujourd'hui par le Haut conseil de la santé publique (HCSP) concernant la vaccination contre la grippe pandémique.

    Cet avis du HCSP lève les nombreuses interrogations posées par le projet de campagne de vaccination générale prévue pour l'automneautomne. L'ordre des priorités paraît en effet essentiel, compte tenu du nombre limité de doses de vaccins qui devraient être disponibles dans un premier temps.

    Sans surprise, l'objectif premier est de protéger les services qui auront la charge des malades. Professionnels de santé et de secours sont donc en tête de liste. « Une morbidité importante liée à la pandémie chez ces personnels mettrait en péril la capacité des services de santé à s'occuper des patients atteints de grippe et d'autres affections engageant le pronosticpronostic vital » souligne le Haut Conseil.

    L'ordre des priorités

    Pour le reste de la population, les experts ont établi cinq niveaux de priorité par ordre décroissant :

    • Catégorie 1 : les personnes les plus vulnérables comme les femmes enceintes, les nourrissons de 6-23 mois « avec facteurs de risquefacteurs de risque » et l'entourage des nouveau-nés ;
    • Catégorie 2 : les sujets âgés de 2 à 64 ans « avec facteurs de risque » ;
    • Catégorie 3 : les nourrissons de 6 à 23 mois « sans facteurs de risque » et les plus de 65 ans « avec facteurs de risque » ;
    • Catégorie 4 : les personnes 2 ans à 18 ans « sans facteurs de risque » ;
    • Catégorie 5 : les 19 ans et plus « sans facteurs de risque ».

    Concernant le schéma vaccinal, le Haut Conseil confirme qu'il sera « de deux doses espacées de 21 jours ». Enfin, l'utilisation des vaccinsvaccins adjuvantés n'est pas conseillée pour les enfants de 6 mois à 23 mois, les femmes enceintes et les sujets immunodéprimés.