Que ce soit pour des raisons esthétiques ou fonctionnelles, les chirurgies destinées à réparer le nez laissent traditionnellement des traces. Demain, peut-être, grâce à une nouvelle chirurgie, ces opérations deviendront-elles beaucoup plus légères. © sasint, Pixabay License

Santé

La chirurgie moléculaire non invasive et sans cicatrice arrive

ActualitéClassé sous :médecine , chirurgie , chirurgie de l'oeil

Lorsqu'il s'agit de remodeler un nez, par exemple, la chirurgie traditionnelle recourt au scalpel. Mais des chercheurs envisagent aujourd'hui une nouvelle méthode. Une « chirurgie moléculaire » non invasive et sans cicatrice qui repose sur l'usage d'un courant électrique.

« Nous envisageons cette nouvelle technique comme une procédure à faible coût réalisée sous anesthésie locale en seulement cinq minutes », annonce Michael Hill, chercheur à l'Occidental College (États-Unis). La nouvelle technique en question est qualifiée de « chirurgie moléculaire ». Son objectif : remodeler les tissus vivants sans incision ni cicatrice, à l'aide de minuscules aiguilles, d'un courant électrique et de moules imprimés en 3D.

Aujourd'hui, pour réparer une cloison nasale déviée qui empêche de bien respirer, les chirurgiens n'ont pas d'autre choix qu'une opération douloureuse. Mais demain, ils devraient pouvoir exploiter une propriété inattendue du cartilage. Celui-ci en effet semble se ramollir lorsqu'il est traversé par un courant électrique.

La « chirurgie moléculaire » pourrait permettre de corriger la courbure de cornées défectueuses. Une alternative aux opérations laser. Dans des expériences sur des animaux, les chercheurs ont imprimé en 3D des lentilles de contact sur lesquelles ils ont peint des électrodes. Une fois placées sur les yeux, un courant électrique a permis de ramollir temporairement la cornée pour la remodeler. © 422737, Pixabay License

Remodeler le cartilage

Il se produit alors une électrolyse de l'eau contenue dans les tissus, faisant apparaître des protons. Des protons chargés positivement qui neutralisent les charges négatives des protéines contenues dans le cartilage. Une fois la densité de charge du cartilage réduite, celui-ci devient malléable à souhait.

La méthode a, pour l'heure, été testée sur des oreilles de lapin. Les chercheurs leur ont appliqué un moule. Puis, à l'aide d'électrodes à microaiguilles, placées au niveau de la courbure donnée à l'oreille par le moule, ils ont injecté un courant. Une fois le courant coupé et le moule retiré, les oreilles des lapins ont bien conservé la forme souhaitée.

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