Des équipes de scientifiques américains et japonais ont obtenu une avancée significative en recherche médicale en réussissant à obtenir des cellules souches embryonnaires de souris au départ de banales cellules de peau, éludant tout recours aux embryons ou aux ovocytes.
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Les cellules souches embryonnairescellules souches embryonnaires sont des cellules indifférenciées qui, après fécondationfécondation de l'ovuleovule, évolueront vers tous les types de cellules spécialisées constituant l'organisme. Véritables "pièces de rechange universelles", elles constituent un immense espoir de traitement de nombreuses pathologiespathologies, comme le traitement du diabètediabète, de la maladie de Parkinsonmaladie de Parkinson ou même la guérisonguérison de personnes paralysées après une atteinte de la moelle épinièremoelle épinière, qui pourrait ainsi être régénérée.

Mais, jusqu'à présent, la fabrication de cellules souches passe par l'utilisation d'embryonsembryons ou d'ovocytesovocytes, et plusieurs groupes religieux ou sectaires, notamment aux Etats-Unis, s'opposent à cette méthode, arguant que la vie commence dès la conception et assimilant cette pratique à un crime. La méthode actuellement en voie d'exploration permettrait, en cas d'applicationapplication chez l'homme, de contourner cet inconvénient et ainsi d'affranchir les chercheurs d'une interdiction qu'ils déplorent.

Cependant l'obtention de cellules souches embryonnaires humaines présente bien d'autres difficultés. D'abord, la méthode elle-même demande encore de nombreux perfectionnements, si l'on considère qu'actuellement, moins d'une cellule traitée sur mille répond au traitement et retourne au stade embryonnaire. Ensuite, d'autres expériences démontrent la difficulté de transposer directement ce type de traitement à l'homme, notamment en raison du risque de cancerscancers.

Ces travaux ont été récemment publiés dans la revue scientifique Nature et dans la revue spécialisée américaine Cell Stem Cell.