Des cellules souches mésenchymateuses viennent d’être découvertes autour des vaisseaux sanguins qui irriguent le cerveau. Grâce à leur potentiel cicatrisant et régénératif, elles pourraient être utilisées un jour afin de stopper les maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson et dans la lutte contre les AVC.
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Les cellules souchescellules souches n'ont pas fini de nous surprendre. Elles sont particulières car elles ont la capacité, après division, de former différents types tissulaires. Des chercheurs suédois de l'université de Lund viennent de démontrer que le cerveau en contenait. On pourrait donc, comme l'espèrent les scientifiques, reconstituer des régions cérébrales lésées.

Les résultats, publiés dans la revue en libre accès Plos One, montrent qu'elles ont été isolées et purifiées à partir de biopsiesbiopsies dans deux régions du cerveaucerveau (la paroi ventriculaire et le néocortexnéocortex). Ces cellules souches mésenchymateuses (CSM) ont été repérées autour de petits vaisseaux sanguins. Pour l'heure, leur fonction précise au niveau encéphalique n'est pas encore connue, mais leur potentiel intéresse grandement les neurologues.

Des cellules souches pour réparer un cerveau malade

D'autres CSM avaient déjà été découvertes ces dernières années dans divers organes, au niveau du muscle, du squelette, du cartilagecartilage ou du tissu adipeuxtissu adipeux. Il a été montré qu'elles contribuaient à la cicatrisation de ces différents tissus, en proliférant et en se différenciant. Pourquoi n'en serait-il pas de même dans le cerveau ? C'est la prochaine question à laquelle les scientifiques tenteront d'apporter une réponse.

Régénérer des neurones manquants à partir de cellules souches. Un rêve vers lequel les scientifiques essaient de tendre. Y parviendront-ils un jour ? © Dr. Laughlin Dawes, www.radpod.org, cc by nc 2.5

Régénérer des neurones manquants à partir de cellules souches. Un rêve vers lequel les scientifiques essaient de tendre. Y parviendront-ils un jour ? © Dr. Laughlin Dawes, www.radpod.org, cc by nc 2.5

Si tel est le cas, de nouvelles thérapiesthérapies pourraient alors être envisagées. En parvenant à contrôler ces CSM et en perfectionnant leurs facultés à réparer les dommages, il serait possible de reconstituer des zones du cerveau détruites à la suite d'une maladie neurodégénérative comme Alzheimer ou Parkinson, ou d'un accident vasculaire cérébralaccident vasculaire cérébral (AVC).

Gesine Paul-Visse, l'un des auteurs de ce travail, se réjouit : « Notre découverte montre que les cellules ont davantage de capacités que ce que nous pensions avant ». Et de préciser que « le plus intéressant reste leur faculté à former des neuronesneurones, mais elles peuvent également être différenciées en d'autres types cellulaires ».

Cette étude amène de nouveaux enseignements qui permettraient de mieux cerner la plasticité naturelle du cerveau. Si l'intérêt de ces CSM dans des thérapies venait à être révélé par des recherches ultérieures, elles ne seraient pas les premières à être testées. En 2005, la FDAFDA autorisait les chercheurs à transplanter des cellules souches contre la maladie de Batten. Et depuis septembre 2011, une thérapie cellulaire contre les lésions cérébrales a été entamée avec des cellules souches neurales.