Des scientifiques américains ont réussi à établir une nouvelle lignée de cellules souches embryonnaires humaines (CSEh) sans utiliser de sérum ou de cellules nourricières d'origine animale.
Cela vous intéressera aussi

Les lignées actuellement disponibles ont toutes été cultivées au contact de cellules animales faisant courir le risque d'une contaminationcontamination par des agents pathogènespathogènes. En janvier dernier, une équipe de l'Université de Californie de San Diego annonçait ainsi que les lignées de CSEh utilisées dans les recherches américaines soutenues par les fonds fédéraux étaient probablement contaminées par une moléculemolécule non-humaine.

Le système décrit par Irina Klimanskaya et Robert Lanza, de la société Advanced Cell Technology, et leurs collègues universitaires n'est sur le principe pas nouveau mais il servait jusqu'à présent à l'entretien de lignées déjà existantes. Cette fois, les chercheurs ont isolé la massemasse cellulaire de blastocystesblastocystes dérivés d'embryonsembryons congelés puis ont cultivé les cellules prélevées sur des plaques de matrice extracellulairematrice extracellulaire qui peuvent être facilement stérilisées. Ils ont ainsi obtenu une nouvelle lignée de CSEh qui, après 6 mois, présentait toujours les mêmes capacités de prolifération et de différenciation.

La technique, détaillée dans la revue The Lancet, n'est pas parfaite puisque la matrice extracellulaire contient des protéinesprotéines et d'autres molécules sécrétées par des cellules animales ; elle minimise toutefois les risques de contamination, notamment par des virusvirus. En réaction, une société privée, GERON Corp., a annoncé avoir mis au point une technique, brevetée en 2004, qui ne requiert aucune source animale.