Santé

Cabines UV et bronzage artificiel : un risque de cancer avéré !

ActualitéClassé sous :médecine , cancer , CIRC

Le Centre international de Recherche sur le Cancer de l'OMS (CIRC) à Lyon, vient d'ajouter les appareils de bronzage - bancs et cabines - sur la liste des cancérigènes avérés (groupe 1), comme le tabac et l'arsenic.

L'usage intensif du bronzage artificiel aux ultraviolets est dangereux. Les experts s'accordent sur une limite d'une dizaine de séances par an. © Thierry Mouny / Fotolia

Le CIRC appuie cette décision sur les résultats d'une recherche publiée dans la revue Lancet Oncology. Les auteurs de l'étude font une méta-analyse des nombreuses publications qui établissent la relation entre bronzage artificiel et augmentation du risque de mélanome. Pour le président de l’association Sécurité solaire, Pierre Césarini, cette décision est la bienvenue. Elle « est importante, car elle donne du poids aux messages de prévention [que nous adressons] aux consommateurs » explique-t-il.

Autre son de cloche en revanche, chez les marchands de soleil, qui dénoncent cette nouvelle classification. En France le groupement Point Soleil, spécialiste du bronzage en cabine, met en ligne un site Internet vantant les mérites des appareils de bronzage, avec un slogan pour le moins accrocheur : « Le soleil c'est la vie ».

Plus forts que le Soleil...

Jouant habilement sur les mots, ce professionnel oublie juste de préciser que le soleil artificiel, lui, peut être mortellement dangereux. La chose est bien documentée par l'OMS depuis 2005 et le CIRC persiste et signe. « L'exposition aux UV artificiels avant l'âge de 30 ans augmente de 75% le risque de mélanome » insiste-t-il. Ce n'est donc ni par hasard ni par erreur que les UV artificiels ont été placés sur la même liste de produits cancérigènes que le tabac ou l'arsenic.

D'autres professionnels du bronzage mettent en cause la crédibilité des résultats de l'OMS. L'Association des Salons de Bronzage du Québec estime par exemple que « cette discussion n'aurait pas lieu si une compagnie pharmaceutique vendait du soleil »... Réponse cinglante de Pierre Césarini : « Franchement, le CIRC qui fait partie de l'Organisation mondiale de la Santé ne peut être taxé de défendre des intérêts commerciaux ».

Rappelons que les solariums et autres lampes à UV émettent des rayonnements beaucoup plus forts que le soleil de midi en plein été ! Or l'abus de soleil est la principale cause des mélanomes malins, la forme la plus grave des cancers cutanés. En France, 6.000 nouveaux cas de mélanomes sont diagnostiqués chaque année...

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