Depuis une dizaines d'années, on observe une augmentation du nombre d'études scientifiques consacrées aux effets du cannabis, en particulier suite à l'utilisation de cette drogue pour aider les malades du sida à surmonter la douleur, les nausées et la perte d'appétit, mais aussi dans le cadre du débat sur l'éventuelle dépendance que pourrait entraîner sa consommation.
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Des chercheurs ont découvert que les caractéristiques de la substance activesubstance active majeure du cannabiscannabis - le THCTHC ou delta-9-trans-tétrahydrocannabinol - sont très similaires à celles de substances endogènesendogènes produites naturellement par le corps humain. Ces moléculesmolécules semblent jouer un rôle important au niveau de l'hippocampehippocampe, renforçant les connexions entre les cellules nerveuses cérébrales et facilitant la mémoire. Ces substances peuvent également freiner l'action des neurotransmetteursneurotransmetteurs, déclencher un sentiment de satiété grâce à leur interaction avec l'hormonehormone leptine, ou stimuler la production de la dopaminedopamine, responsable d'un sentiment de bien-être. Aux Etats-Unis, il semble qu'environ 10 à 14% des personnes encourent le risque d'une toxicomanie durable et dommageable.

En outre, des études récentes menées sur des singes de laboratoires ont permis d'observer que ces animaux présentent également des comportements de dépendance auto-induite.