Albertosaurus - squelette. Albertosaurus (ce qui signifie « lézard de l'Alberta ») est un genre de dinosaure théropode de la famille des tyrannosauridés qui vivait dans l'Ouest de l'Amérique du Nord au début du Maastrichtien (Crétacé supérieur), il y a 73 à 70 millions d'années. L'espèce type, A. sarcophagus, décrite par Osborn en 1905, semble n'avoir vécu que dans l'actuelle province canadienne de l'Alberta, qui a donné son nom au genre de l'animal. Les scientifiques sont en désaccord sur les espèces appartenant au genre, quelques-uns considérant Gorgosaurus libratus comme une seconde espèce du genre. Comme les autres tyrannosauridés, Albertosaurus était un prédateur bipède doté de petites pattes avant, terminées par deux doigts et avait une tête massive aux mâchoires garnies des dizaines de grandes dents pointues. Carnivore, il semble avoir été au sommet de la chaîne alimentaire dans son écosystème local. Bien que de taille relativement importante pour un théropode, Albertosaurus était beaucoup plus petit que le plus célèbre de ses cousins, Tyrannosaurus, et pesait sans doute moins de deux tonnes. Depuis la première découverte en 1884, des fossiles de plus de trente individus ont été récupérés, permettant aux scientifiques d'avoir une connaissance de son anatomie beaucoup plus approfondie que pour la plupart des autres tyrannosauridés. La découverte de 22 individus sur un même site semble fournir une preuve de son mode de chasse en groupe et permet des études d'ontogénie et de biologie des populations qui sont impossibles sur les dinosaures moins connus. Albertosaurus était beaucoup moins gros que les gigantesques tyrannosauridés comme Tarbosaurus et Tyrannosaurus. La plupart des adultes mesuraient jusqu'à 9 mètres de long, alors que de rares individus très âgés pouvaient dépasser 10 mètres. Plusieurs estimations pondérales indépendantes, obtenues par des méthodes différentes, suggèrent qu'un Albertosaurus adulte pesait entre 1,3 tonne et 1,7 tonne. Sa tête massive, portée par un cou court en forme de S, mesurait environ 1 mètre de long pour les plus grands des adultes. De larges fenestrations (ouvertures dans le crâne dont les fosses temporales font partie) réduisaient le poids de la tête tout en offrant davantage d'espace pour la fixation des muscles et pour les organes sensoriels. Ses longues mâchoires contenaient plus de 60 dents incurvées vers l'arrière ; beaucoup de tyrannosauridés en possédaient moins. À la différence de la plupart des théropodes, Albertosaurus et les autres tyrannosauridés étaient hétérodontes, avec des dents de formes différentes suivant leur position dans la bouche. Les dents des prémaxillaires à l'extrémité de la mâchoire supérieure étaient beaucoup plus petites que les autres, plus serrées, et avaient une forme de D en coupe transversale. Au-dessus des yeux se trouvaient de courtes crêtes osseuses qui pourraient avoir été colorées et utilisées pour attirer les femelles. © http://michel-fontaine.com/index.html

Planète

Dessine moi un dino par Michel Fontaine

PhotoClassé sous :paléontologie , dinosaure , reconstitution de dinosaure

En 1989, le dessinateur Michel Fontaine était étudiant aux Beaux Arts, lorsqu'il a voulu assouvir un vieux rêve d'enfance : chercher des dinosaures. La chance a voulu qu'une équipe du Muséum national d'histoire naturelle de Paris (MNHN) ait besoin d'un photographe de terrain, une compétence qu'il a développé durant ses études. À partir de ce jour se sont succédées rencontres et découvertes. Tout juste diplômé, il a privilégié la reconstitution paléontologique à la photographie, répondant ainsi à une demande des paléontologues d'illustrer la faune fossile. C'est ainsi qu'il a gardé le contact avec le terrain, car la découverte est un puissant stimulant. C'est une chance de participer à des fouilles, venir sur les lieux, s'en imprégner, voir et découvrir des organismes fossiles, parfois modestement (quelques vertèbres ou une côte..) et d'autres fois ce sont des animaux de grandes taille qui demandent beaucoup de temps et de moyen pour être extrait dans de bonnes conditions, c'est à dire sans casse. Le dégagement est une façon très ludique d'apprendre l'anatomie des dinosaures. La présence de paléontologues est une aubaine pour s'informer sur les caractéristiques de ces animaux, des données précieuses qui serviront plus tard pour les reconstituer. Michel Fontaine travaille sur commandes pour des publications scientifiques, des ouvrages de vulgarisation ou bien pour des expositions permanentes de musées comme travaille le MNHN, le Musée d'Esperaza, etc.

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