Le centre de la ville de Kyoto ne possède que très peu de sites historiques majeurs, à l'inverse du quartier de Higashiyama (« la montagne de l'est »), où il faut se rendre pour pouvoir apprécier les splendeurs et les fastes des jardins, temples et autres bâtisses d'intérêt national.

Temple du Pavillon d'or Kinkaku-ji. © Kakidai, CC by-sa 4.0
Temple du Pavillon d'or Kinkaku-ji. © Kakidai, CC by-sa 4.0

Chaque année, des millions de visiteurs venus du monde entier viennent admirer les bâtisses datant pour la plupart du XVIe siècle, à l'est de la ville de Kyoto, au Japon.

L’architecture japonaise, fortement influencée par l’architecture chinoise est très ancienne, et reconnaissable entre toutes. © JNT
L’architecture japonaise, fortement influencée par l’architecture chinoise est très ancienne, et reconnaissable entre toutes. © JNT

La beauté des temples japonais

De l'autre côté de la Kamo-gawa, le temple de Sanjūsangen-dō se caractérise par ses 1.001 statues de bois dorées à l'effigie de Kannon aux 1.000 bras, déesse de la miséricorde qui trône parmi ses 1.000 disciples. Ces statues possèdent toutes un visage différent, et les Japonaises ont pour habitude de trouver celle qui leur ressemble le plus, ou qui leur rappelle un proche pour leur faire une offrande. Détruit puis reconstruit vers 1266, ce bâtiment est depuis considéré comme trésor national avec ses 33 piliers soutenant un toittoit de 60 mètres de long. Il est aujourd'hui le bâtiment en boisbois le plus long du monde. Un joli endroit qui promet la décontraction et le dépaysement total.

En face se trouve le Kyoto Kokuritsu Hakubutsukan (Musée national de Kyoto), qui propose de nombreuses pièces historiques, artistiques et artisanales.

À l'est de ce bâtiment trônent plusieurs temples. Le temple Kiyomizu (qui signifie « temple principal »), fondé en 788, a été bâti en l'honneur de Kannon aux 11 visages, et est particulièrement connu pour ses pilotispilotis de bois, qui offrent des paysages spectaculaires sur la ville. L'édifice se caractérise par les deux statues de 3,6 mètres de haut placées devant la porteporte principale, et qui représentent deux rois deva, dont la posture illustre la sagesse bouddhiste.

L’un des temples de l’ensemble Kiyomizu, à Kyoto. © Kenpei, CC by-sa 3.0
L’un des temples de l’ensemble Kiyomizu, à Kyoto. © Kenpei, CC by-sa 3.0

Derrière le bâtiment principal se dresse Jishu-Jinja, l'un des sanctuaires shinto les plus prisés du pays. D'ici, il est possible d'accéder à l'Otowa-no-taki, une cascade réputée pour ses bienfaits physiquesphysiques, voire divins pour les plus croyants.

Enfin, le temple Ginkaku-ji, littéralement « pavillon d'argent », est un bâtiment bouddhique. Construit en 1489 comme résidence principale du shogun Ashikaga Yoshimasa, le nom de cet édifice n'est pas anodin et en fait aujourd'hui toute sa particularité. Son propriétaire de l'époque souhaitait recouvrir toute la devanture de feuilles d'argentargent... une volonté non exaucée !