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Les oiseaux sont aussi concernés

Dossier - Impact des changements climatiques sur les oiseaux
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Les changements climatiques on en parle beaucoup, mais il ne faut pas oublier que les oiseaux ne sont, bien sûr, pas en reste dans le grand "chambardement" qui s'opère.

  
DossiersImpact des changements climatiques sur les oiseaux
 

Les oiseaux ne sont, bien sûr, pas en reste dans le grand "chambardement" climatique qui s'opère. Au regard d'autres groupes d'animaux, ces changements ne sont pas encore tous confirmés.

Les insectes, par exemple, réagissent beaucoup plus rapidement aux modifications climatiques.  De plus, comme pour tout événement lié au climat, il convient de se garder de conclusion hâtive.

Bien souvent, les causes de régression ou d'accroissement d'une espèce d'oiseau sont gouvernées par plusieurs facteurs, et - dans le cas où le climat est probablement ou certainement impliqué - on ne peut les réduire aux seuls changements climatiques. La dynamique propre des populations concernées, la qualité des milieux, les ressources trophiques, les conditions d'hivernage pour les espèces migratrices sont autant de paramètres qui peuvent s'ajouter au facteur "climat".

Les études concernant ce problème des changements climatiques sur les oiseaux ne sont pas légions et proviennent presque essentiellement de la littérature anglo-saxone. En France, les données restent très éparses.

Cependant le suivi ornithologique régional mis en place depuis plusieurs décennies par les ornithologues amateurs, permet à présent de mieux appréhender la précocité avec laquelle reviennent les oiseaux migrateurs. Depuis une trentaine d'années, il apparaît qu'un certain nombre d'espèces migratrices dites "trans-sahariennes" reviennent plus tôt au printemps, comme l'hirondelle de rivage par exemple.

Hirondelle rustique Copyright P. Dubois.

Cela peut atteindre jusqu'une quinzaine de jours. Des données phénologiques, patiemment accumulées le prouvent, aussi bien en France qu'ailleurs en Europe. Ces retours sont corrélées avec la moyenne des températures printanières, lesquels se sont élevées pendant le même laps de temps.

Rouge queue noir mâle - Copyright P. Dubois.

De même les migrateurs partiels (les espèces qui hivernent par exemple dans le sud de la France ou sur le bassin méditerranéen) ont également tendance à revenir plus tôt. C'est le cas du rougequeue noir, du tarier pâtre ou de la bergeronnette grise.

Bergeronnette grise Copyright P. Dubois.

Et revenir plus tôt, c'est avoir la possibilité d'occuper les meilleurs endroits pour se reproduire et d'augmenter ses chances de mener à bien une nichée (voire même d'en faire une seconde ou une troisième).