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Le Néogène est la deuxième période de l’ère cénozoïque. Il s’étage de 23,03 à 2,58 millions d’années. Le Néogène suit ainsi le Paléogène et précède le Quaternaire. Le Néogène se subdivise en deux époques : le Miocène (23,03-5,33 Ma) et le Pliocène (5,33-2,58 Ma).

Contexte géodynamique

Avec la jonction de l’Amérique du Nord et du Sud (formation de l’isthme de Panama), les continents finissent de s’agencer suivant le schéma que nous connaissons actuellement. À la fin du Pliocène, les continents ne se situent ainsi qu’à une centaine de kilomètres de leur position actuelle.

Suite à la collision des plaques africaine et européenne, les Alpes et les Pyrénées continuent de s’élever. En Amérique du Nord, les montagnes Rocheuses poursuivent également leur surrection. La croissance de ces grandes chaînes de montagnes, sans parler de l’Himalaya, favorise le piégeage du CO2 par le biais de l’érosion et de l’altération des roches, favorisé par ces forts reliefs. Stocké sous forme de carbonate, le CO2 est donc présent en moins grande quantité dans l’atmosphère. Cette dynamique participe à un refroidissement global du climat.

Paléoenvironnement

Suite au refroidissement de la fin du Paléogène, le début du Néogène connaît une nouvelle période de réchauffement qui n’est cependant sans aucune mesure avec l’optimum climatique de l’Éocène. Une végétation de type tropical s’étend vers les fortes latitudes. Cependant, vers le milieu du Miocène, soit il y a environ 14 millions d’années, le climat commence à se refroidir et à devenir plus sec. Cette tendance est associée en partie à la formation de l’isthme de Panama, qui modifie drastiquement les courants équatoriaux chauds. L’Atlantique se refroidit et l’Arctique s’humidifie, entraînant le développement de la calotte glaciaire du pôle Nord. La glace au niveau de l’Antarctique continue de s’épaissir.

Variations de température du Pliocène à nos jours, montrant le refroidissement global durant cette période. © Robert A. Rohde, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0
Variations de température du Pliocène à nos jours, montrant le refroidissement global durant cette période. © Robert A. Rohde, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

Biodiversité

Petit à petit, la faune et la flore convergent vers ce que nous connaissons aujourd’hui. Avec le refroidissement, les forêts tropicales sont cantonnées autour de l’équateur. Savanes et prairies envahissent les continents et les forêts d’arbres à feuilles caduques s’installent dans les zones tempérées au niveau des latitudes moyennes.

La faune et la flore de la fin du Néogène sont très proches de ce que nous connaissons actuellement. © Heinrich Harder (1858-1935), Wikimedia Commons, domaine public
La faune et la flore de la fin du Néogène sont très proches de ce que nous connaissons actuellement. © Heinrich Harder (1858-1935), Wikimedia Commons, domaine public

Les espèces animales qui peuplent la terre et les mers sont quasiment celles d’aujourd’hui, bien que dans une forme plus primitive. Du point de vue de la faune, le Néogène est surtout marqué par l’apparition des premiers hominidés : les Australopithèques apparaissent ainsi en Afrique de l’Est durant le Pliocène.