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Équilibre proies-prédateurs

DéfinitionClassé sous :Environnement , écologie , zoologie
 
Les renards comptent parmi les prédateurs qui régulent les populations de rongeurs, tout comme les oiseaux de proie, et évitent ainsi l’émergence de certaines épidémies en se nourrissant des animaux malades. © Veronika Ronkos, Wikipédia, CC by-sa 3.0

L'équilibre proies-prédateurs est un système naturel d'équilibre dynamique dans lequel les populations de proies et de prédateurs d'un écosystème se régulent d'elles-mêmes par les processus de sélection naturelle, de coévolution mais aussi par rétrocontrôle. Cet équilibre, souvent mis à mal par l'Homme, est important à maintenir pour éviter la prolifération intempestive de proies.

Sans les mécanismes de régulation des populations, la vie ne pourrait pas s'épanouir. Dans l'hypothèse d'un monde où les herbivores mangeraient toutes les plantes ou dans lequel les prédateurs dévoreraient toutes leurs proies, les consommateurs mettraient leur propre survie en péril et finiraient également par disparaître. Un équilibre s'établit naturellement, grâce aux processus évolutifs. C'est typiquement le cas entre les proies et leurs prédateurs.

Des écosystèmes à l’équilibre

Lorsqu'une population de proies s'épanouit et grandit, il y a davantage de compétition intraspécifique pour les ressources alimentaires et davantage de promiscuité. Les individus les plus forts s'accaparent de la nourriture et assurent la reproduction tandis que les individus les plus faibles luttent à chaque instant pour leur survie et peuvent devenir un fardeau pour le troupeau en cas de migration, s'ils ne se déplacent pas suffisamment vite par exemple.

Cette surpopulation est une aubaine pour les prédateurs qui vont cibler leurs attaques sur les individus les plus faciles d'accès : les petits, les animaux âgés ou malades. La chasse leur demande moins d'effort pour plus de chances de succès. À son tour, la population des carnivores augmente. Face à cette nouvelle pression de sélection, les populations de proies diminuent, tandis qu'il ne reste que les individus les plus solides, donc les plus durs à chasser. Face à la raréfaction de leurs ressources et la difficulté croissante de la réussite des attaques, les populations de prédateurs finissent à leur tour par décliner, permettant aux proies de se refaire une santé. Et le cycle se poursuit, alternant autour de points d'équilibres.

Complexité de l’équilibre proies-prédateurs

Le schéma ainsi présenté se révèle malgré tout un peu trop simpliste, parce qu'une proie n'a pas forcément qu'un seul prédateur ou parce que les prédateurs eux-mêmes sont parfois des proies, ou peuvent être affectés par des parasites ou des maladies. Dans la nature donc, la réalité diffère parfois.

Les équations de Lotka-Volterra

Néanmoins, des modélisations mathématiques tentent de prédire la dynamique des systèmes proies-prédateurs. Les équations de Lotka-Volterra, renommées « modèle proie-prédateur », constituent le modèle le plus couramment usité par les chercheurs, avec les limites théoriques qu'on peut leur associer.

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