2018 a été l'année la plus chaude pour les océans

Pour les océans, les années se suivent et se ressemblent. Surpassant les records de température des années précédentes, 2018 est devenue la plus chaude jamais enregistrée, avec 19.67 x 1022 Joules (J) stockés sous forme de chaleur en plus par rapport à la moyenne, mesurée sur la période allant de 1981 à 2010. Publié dans le journal Advances in Atmospheric Sciences, le résultat était attendu, mais confirme une tendance assez inquiétante de réchauffement accéléré des océans depuis les années 1990.

L'étude s'appuie sur des mesures effectuées jusqu'à 2.000 m de profondeur par les instruments du réseau international Argo, pour estimer la chaleur excessive stockée dans les océans à cause du réchauffement climatique. Selon ce critère, les cinq dernières années ont été les plus chaudes. Par rapport à 2017, les océans ont absorbé l'équivalent de l'énergie générée par 100 millions de bombes atomiques comme celle d'Hiroshima, avec pour conséquence une hausse de 1,4 mm du niveau marin. Celui-ci s'est élevé de 29,5 mm par rapport à la moyenne sur 1981-2010.

Classement des cinq années les plus chaudes selon la chaleur stockée dans les océans (ocean heat content ou OHC en anglais) en excès par rapport à la moyenne calculée sur la période allant de 1981 à 2010. © Lijing Cheng et al., Advances in Atmospheric Sciences, 2019
2018 a été l'année la plus chaude pour les océans. Cette carte montre la différence de chaleur stockée dans les océans en 2018 (ocean heat content ou OHC en anglais) par rapport à la moyenne sur 1981 à 2010 en GJ/m². © Lijing Cheng et al., Advances in Atmospheric Sciences, 2019