Que ferions-nous si notre Planète bleuePlanète bleue n'avait pas cette immense pompe à carbonecarbone ? Entre 1971 et 2010, les océans ont absorbé 90 % de la chaleurchaleur excessive due au réchauffement climatiqueréchauffement climatique, limitant l'élévation des températures atmosphériques au prix de la hausse du niveau marin, du réchauffement et de l'acidification des océans, selon une étude parue dans les Pnas. Et en 150 ans, ils ont absorbé 436 x 1021 J d'énergieénergie, soit 1.000 fois la consommation énergétique annuelle mondiale, d'après les chercheurs.

L'équivalent d'une bombe atomique par seconde.

The Guardian propose une comparaison plus choc : c'est l'équivalent d'une bombe atomique et demi par seconde. Toutefois, le réchauffement climatique s'étant accéléré, on oscille maintenant entre trois et six bombes par seconde.

Quantité de chaleur absorbée par l'ensemble des océans (à gauche) et par l'océan Atlantique (à droite) entre 1871 et 2017 en Joules/an. © Laure Zanna <em>et al.</em>, <em>Pnas</em>, 2019
Quantité de chaleur absorbée par l'ensemble des océans (à gauche) et par l'océan Atlantique (à droite) entre 1871 et 2017 en Joules/an. © Laure Zanna et al., Pnas, 2019

Pour parvenir à ces nombres, les chercheurs de l'université d'Oxford auteurs de l'étude ont reconstitué le profil global des changements de température des océans, dus au stockage du dioxyde de carbonedioxyde de carbone produit par les activités humaines, depuis 1871 à nos jours. Global car il couvre non seulement toute la surface de la planète, mais aussi la profondeur des océans, descendant en-dessous de 2.000 m alors que jusqu'aux années 1990, les mesures ont été réalisées essentiellement au-dessus de 700 m de profondeur.