La Chine accorde un sursis aux tigres et aux rhinocéros

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En réponse à une levée de boucliers suite à l'annonce fin octobre de la légalisation du commerce de parties de tigres et de rhinocéros à des fins médicinales (entre autres), la Chine revient sur sa décision controversée. Ding Xuedong, un haut fonctionnaire chinois, a déclaré ce lundi 12 novembre à l'agence de presse officielle Chine nouvelle que l'implémentation de cette mesure a été « repoussée après étude ». Les interdictions actuellement en place sur l'importation, l'exportation et la vente de produits à base de tigres et de rhinocéros resteront temporairement en vigueur.

D'après Ding Xuedong, « le gouvernement chinois n'a pas changé de position quant à la protection des animaux sauvages et ne relâchera pas ses efforts pour réprimer le trafic et le commerce illégal de rhinocéros, de tigres et de leurs sous-produits. » Les organisations de défense des animaux avaient comparé à un « arrêt de mort » la décision d'autoriser le commerce des os, cornes, organes et autres morceaux provenant de ces espèces en danger, recherchés pour leurs hypothétiques vertus dans la médecine traditionnelle

La Chine est revenue sur sa décision d'autoriser de nouveau le commerce de produits dérivés du tigre et du rhinocéros (os, griffes, moustaches, cornes, pénis...), auxquels la médecine traditionnelle attribue des pouvoirs très controversés, notamment aphrodisiaques. © Girish.hc2016, CC By-SA 4.0
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Consommer du tigre et du rhinocéros est de nouveau autorisé en Chine

Par Futura avec l'AFP-Relaxnews, publié le 30/10/2018

L'annonce par la Chine ce lundi 29 octobre d'une reprise limitée du commerce de produits issus du tigre et du rhinocéros provoque la colère des défenseurs des animaux, qui parlent « d'arrêt de mort » pour ces espèces en danger. La vente de produits tels que l'os de tigre ou la corne de rhinocéros, recherchés par la médecine traditionnelle, pourra être autorisée dans certaines circonstances « particulières », a annoncé le gouvernement chinois lundi dans une circulaire signée par le Premier ministre Li Keqiang.

Parmi celles-ci, Pékin cite « la recherche et les traitements médicaux » et la vente d'œuvres d'art. Seuls des médecins employés par des hôpitaux reconnus par l'Administration nationale de médecine traditionnelle pourront avoir recours à ces produits et seules les autorités chargées du patrimoine et du tourisme pourront autoriser « des échanges culturels temporaires » d'œuvres fabriquées à partir de ces animaux. Cette libéralisation remplace une interdiction totale décidée en 1993. Le marché noir quant à lui continue de sévir. Selon des mouvements écologistes, de nombreux produits interdits entrent en Chine, notamment par le Vietnam.