La concentration en CO2 dans l’atmosphère serait devenue catastrophique selon un rapport publié par l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Pour la première fois, la barre symbolique des 400 parties par million (ppm) de CO2 serait franchie pour une année entière et sur toute la planète.
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Voici un record dont la planète et ses habitants se seraient bien passés, celui de la teneur en dioxyde de carbonedioxyde de carbone (CO2) dans l'airair sur une année. Mesurée par la trentaine de stations du réseau de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), la valeur moyenne de CO2 sur toute la planète a atteint le seuil symbolique des 400 parties par million (ppmppm) sur toute l'année 2015.

Ce chiffre avait déjà été constaté ponctuellement et localement sur une journée en 2013, puis sur un mois complet en mars 2015, sur la seule station de Mauna Loa, à Hawaï. Lors de ce relevé, l'inquiétude était de mise puisque cette zone située au large des terresterres est censée disposer d'une bonne qualité d’air.

Le seuil historique des 400 ppm de CO2 franchi pour la première fois

Le soucisouci, c'est que, selon le bulletin que vient d'éditer l'OMM, cette concentration globale en CO2 n'avait jamais été atteinte pour une année complète. La situation est préoccupante, car cette barrière des 400 ppm marque le franchissement d'un point symbolique de non-retour, comme l'indiquait déjà Futura, en mai 2015 (voir notre article 2015, une année de records pour le réchauffement). Les scientifiques de l'organisation estiment que l'année 2016 va confirmer ce niveau de concentration, avec une valeur basse de CO2 dépassant déjà le plancherplancher des 400 ppm en septembre. Un niveau alarmant, puisqu'il s'agit habituellement du mois le moins impacté en CO2 de l'année.

Cela signifie que, malgré les efforts en matièrematière de réduction des émissionsémissions de gazgaz polluants qui pourraient être menés, ce niveau élevé de CO2 restera établi pendant plusieurs générations. Par ailleurs, l'OMM considère que le phénomène climatique El Niño a certes joué un rôle dans l'augmentation de ce taux en réduisant de fait la capacité des forêts et des océans à absorber le CO2, mais qu'il n'est pas le seul responsable de cette hausse. La mesure ne peut être que d'ordre politique selon les porte-parole de l'OMM. Rappelons que, depuis les premières mesures à Hawaï en 1958, le volumevolume de CO2 a grimpé de façon exponentielle pour passer de 315 à 330 ppm en 1974 et atteindre les 370 ppm en 2001. Depuis le début des années 2000, il a augmenté de 2 ppm par an.