Les forêts, dans leur ensemble, participent à la limitation du réchauffement climatique en captant une part du CO2 émis dans l’atmosphère par les activités humaines. À ce petit jeu, certaines se révèlent plus efficaces que d’autres. Et elles s’avèrent aussi être de beaux réservoirs de biodiversité. Deux excellentes raisons de les préserver.

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Parce qu'elles séquestrent le CO2. Parce qu'elles améliorent la qualité et la disponibilité de l'eau. Parce qu'elles limitent l'érosion des sols et optimisent parfois la productivité agricole. Parce qu'elles protègent la biodiversitébiodiversité. Parce qu'elles sont des sources de revenus pour les populations. Les forêts sont importantes pour notre Planète. Ce n'est pas un scoop.

Une étude menée par des chercheurs de l'université de l’État de l’Oregon (États-Unis) montre à quel point certaines d'entre elles pourraient jouer un rôle crucial dans la limitation du réchauffement climatique et la préservation de la biodiversité : des forêts situées le long de la côte Pacifique, dans la chaîne des Cascades et au nord des montagnes Rocheuses.

La carte des forêts dans l’ouest des États-Unis en fonction de leur potentiel de séquestration du carbone : important en bleu, moyen en vert et faible en jaune. © Université de l’État de l’Oregon
La carte des forêts dans l’ouest des États-Unis en fonction de leur potentiel de séquestration du carbone : important en bleu, moyen en vert et faible en jaune. © Université de l’État de l’Oregon

Des forêts à préserver

Si les chercheurs recommandent d'œuvrer à leur préservation, c'est justement, car leur capacité à capturer le CO2 atmosphérique apparaît élevée. Car ces forêts semblent peu vulnérables aux sécheressessécheresses, aux feux et aux attaques de nuisibles. Et que la biodiversité qu'elles abritent est grande.

Selon les chercheurs, une gestion intelligente de ces forêts en particulier pourrait représenter environ un tiers du potentiel d'atténuation mondial des effets du réchauffement climatiqueréchauffement climatique précédemment identifié pour les forêts tempérées et boréales. « Nous sommes au milieu d'une crise climatique doublée d'une crise de la biodiversité », rappelle Beverly Law, spécialiste des écosystèmesécosystèmes forestiers. « Et la préservation de ces forêts est l'une des plus grandes choses que nous puissions faire dans notre région du globe pour aider sur les deux fronts. »