En 2018, les capacités de production d’énergie photovoltaïque ont progressé de quelque 20 % et en trente ans, les coûts ont été divisés par 1.000. Pour rester dans la course, la France mise aujourd’hui sur la recherche. © skeeze, Pixabay, CC0 Creative Commons
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Photovoltaïque : la France mise sur la recherche

ActualitéClassé sous :énergie renouvelable , solaire photovoltaïque , cellule solaire photovoltaïque

Aujourd'hui, c'est la Chine qui domine le marché mondial des panneaux solaires. Mais grâce à son nouvel Institut photovoltaïque inauguré cette semaine, la France espère pouvoir développer des savoir-faire uniques en matière de technologies de rupture.

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[EN VIDÉO] Quels sont les principaux obstacles au développement de l'énergie photovoltaïque ?  Quelque 8.000 fois la consommation énergétique mondiale. C’est la quantité d’énergie que la Terre reçoit du Soleil. Pourtant, les technologies solaires photovoltaïques peinent à s’imposer dans le paysage énergétique. Marion Perrin, docteur en électrochimie, nous explique, en vidéo, quels sont les principaux obstacles au développement massif de cette énergie renouvelable. 

C'est en 2013 que l'Institut photovoltaïque d'Ile-de-France (IPVF) a été labellisé Institut pour la transition énergétique. Il regroupe à la fois des partenaires académiques tels que le CNRS et de grands industriels comme EDF, Total ou Air Liquide. Et cette semaine a eu lieu, sur le plateau de Saclay, l'inauguration de ses nouveaux locaux. L'occasion de réaffirmer l'ambition de la France - et de l'Europe - en matière de solaire photovoltaïque.

Car pour concurrencer la Chine, la France a choisi de miser sur l'innovation. Aujourd'hui, la filière silicium compte pour près de 95 % du marché. Mais à l'avenir, « il sera possible de produire des cellules photovoltaïques de rupture à des coûts acceptables », assure Jean-François Minster, président de l'IPVF. D'ailleurs, l'Institut s'est fixé un objectif ambitieux dit des « 30/30/30 » : 30 % de rendement à 30 centimes de dollar le watt en 2030.

Ici, une nouvelle génération de cellule solaire photovoltaïque (en haut à gauche) constituée de réseaux de nanofils de semi-conducteurs III-V dont la croissance est réalisée directement sur du silicium. © CNRS

Industrialiser des technologies de rupture

Les technologies de rupture qui intéressent le plus les chercheurs français sont celles liées aux cellules tandems. L'idée : associer une cellule à base de silicium et une cellule à pérovskite ou encore des cellules à base de matériaux dits III-V pour optimiser les rendements. Et les derniers résultats de l'IPVF vont dans ce sens. Les chercheurs ont récemment pu atteindre un record d'efficacité de conversion de 18,7 %.

« La course à la recherche n'est pas perdue. Et si nous parvenons à atteindre les performances que nous visons, il y aura certainement matière à valorisation. Sur le marché, il y aura de la place pour les panneaux solaires plus performants sur lesquels nous travaillons », promet Bernard Salha, directeur de la R&D d'EDF.

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