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En vidéo : des cargos hybrides propulsés par des cerfs-volants

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Les navires qui sillonnent le globe libéreraient d'importantes quantités de gaz à effet de serre. Ils peuvent désormais réduire leur pollution, et par la même occasion leur consommation de carburant, de 10 à 15 % en acceptant de se faire tracter par un cerf-volant ! Le système SkySails, une invention de Stephen Wrage, a déjà été testé et approuvé sur plusieurs cargos.

Le MW Michael A a reçu sa voile en 2007. Il s'agit du premier navire commercial de la compagnie Wessels qui a reçu le système SkySails. © Skysails GmbH

Plus de 40.000 cargos voyagent sur les mers et océans du globe quotidiennement (visionnez ce trafic maritime en direct). Ils libéreraient annuellement 4 à 5 % des gaz à effet de serre mis en cause dans la problématique du réchauffement climatique. Un navire de 10.000 tonnes consomme en effet 14 t de fioul par jour.

Stephan Wrage, un ingénieur allemand, a eu une idée simple pour réduire de 10 à 15 % la consommation en carburant des navires : il en a équipé quelques-uns d'un cerf-volant ! Et a créé pour exploiter cette idée l'entreprise SkySails. Le lancement, la gestion et la récupération de l'aile sont fortement automatisés. Tout est dirigé depuis le poste de commandement. De plus, ce dispositif ne requiert aucune personne supplémentaire à bord.

Pour économiser du carburant, les navires-cargos mettent à nouveau les voiles. Enfin, pas tout à fait, ils sortent plutôt des cerfs-volants ! © Shamengo

Fonctionnement du cerf-volant SkySails

Le système de vol comprend un mât, un câble et la voile. Lors de son déploiement, le mât, situé à l'avant du navire, s'allonge et prend de la hauteur. La voile se gonfle alors progressivement, puis s'envole. Arrivée à une altitude appropriée, entre 100 et 300 mètres, elle se met à exécuter des huit. À cette altitude, le vent est en général plus fort et plus stable. Particularité : l'aile n'est reliée au pont que par un seul et unique lien. Le système de contrôle, installé sous l'aile, est commandé par une liaison sans fil.

L'installation du dispositif coûte entre 0,5 et 2,5 millions d'euros, en fonction de la taille du navire. Le Beluga Negotiation fut le premier à tester le SkySails dans le cadre d'une utilisation commerciale. Il embarque ainsi une voile de 160 m2 depuis 2006. Il a été suivi de quelques autres et le principe du kite est aussi apparu dans le milieu de la plaisance. Mais nous ne sommes qu'au début de cette histoire et il reste à voir combien d'armateurs vont se tourner vers cette technologie mise en avant par Shamengo et récompensée à deux reprises, en 2009 et 2011, lors des Sustainable Shipping Awards dans la catégorie « technologie environnementale de l'année ». 

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Le projet Shamengo souhaite proposer « des informations positives sur un avenir alternatif », tout en restant apolitique et indépendant.

Une vidéo dressant le portrait d’un « pionnier » s’engageant en faveur d’une économie sociale, solidaire et environnementale est diffusée chaque semaine. Ces personnes peuvent être des entrepreneurs, des artistes ou des scientifiques... Elles proviennent de tous les horizons mais ont un point commun : leur bonheur et leur épanouissement personnel ne dépendent pas d’une course à l’argent, au pouvoir et à la notoriété.

Les projets développés par les pionniers se répartissent en quatre catégories : prendre soin de soi, créer dans l’éthique, préserver la Planète et s’engager pour les autres.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le site : www.shamengo.com

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