Ces belles fleurs sauvages pourraient ne plus exister dans la nature si nous n'aidons pas la biodiversité. © tankist 276, Adobe Stock
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Il faudra investir trois fois plus pour préserver l'environnement

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Futura avec ETX Daily Up

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[EN VIDÉO] Réduire l'impact environnemental des villes grâce à la nature  À l’heure actuelle, les aires urbaines n’occupent que 3 % de la surface terrestre, mais elles émettent près de 72 % des gaz à effet de serre. Alors que les villes se développent toujours plus vite, comment réduire leur impact environnemental et améliorer la qualité de vie des citadins ? Selon le projet européen Urban Green UP, les solutions viennent de la nature. 

Tripler les investissements actuels consacrés aux solutions est indispensable pour lutter contre le changement climatique et préserver la biodiversité d'ici 2030, estime une nouvelle étude. 

Réalisée par le Forum économique mondial, en collaboration avec le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et l'initiative Economics of Land Degradation (ELD), cette nouvelle étude estime qu'il faudra investir au total 8.100 milliards de dollars au cours des trois prochaines décennies pour gérer efficacement les conséquences de la crise climatique, préserver la biodiversité ou encore stopper la dégradation des sols.

D'après les estimations de ces experts, ces investissements représenteraient 536 milliards de dollars par an d'ici 2050. Actuellement, les budgets consacrés à financer des solutions pour préserver la nature représentent seulement 0,16 % du PIB mondial, soit des investissements correspondant à environ 133 milliards de dollars.

La déforestation menace la planète. © Aphotostudio, Adobe Stock

Il faut investir dans la nature pour pouvoir continuer à progresser

« La perte de biodiversité coûte déjà à l'économie mondiale 10 % de sa production chaque année. Si nous ne finançons pas suffisamment les solutions fondées sur la nature, nous aurons un impact sur les capacités des pays à progresser dans d'autres domaines vitaux tels que l'éducation, la santé et l'emploi. Si nous ne sauvons pas la nature maintenant, nous ne serons pas en mesure de parvenir à un développement durable », alerte Inger Andersen, directrice exécutive du programme des Nations unies pour l'environnement. « Le rapport est un signal d'alarme pour les gouvernements, les institutions financières et les entreprises, qui doivent investir dans la nature, notamment dans la reforestation, l'agriculture régénérative et la restauration de nos océans », ajoute-t-elle.

Parmi les exemples de fonds dédiés à financer des solutions pour la nature, l'étude mentionne les sommes investies dans la gestion, la conservation et la restauration des forêts, qui nécessiteraient à elles seules 203 milliards de dollars de dépenses annuelles totales dans le monde (soit un peu plus de 25 dollars par an pour chaque citoyen en 2021).

« Si les investissements dans les solutions fondées sur la nature ne peuvent se substituer à une décarbonisation profonde de tous les secteurs de l'économie, ils peuvent contribuer au rythme et à l'ampleur nécessaires de l'atténuation du changement climatique et de l'adaptation à celui-ci », conclut le rapport.

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