Chaque année, plus de 300.000 tonnes de bouteilles en plastique jetables sont produites en France. Mais des solutions arrivent sur le marché pour nous aider à adopter les habitudes de consommation plus responsables et plus saines. © Bits and Splits, Adobe Stock
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Des contenants alimentaires nomades pour limiter son impact environnemental

ActualitéClassé sous :développement durable , plastique , contenants alimentaires

Atteindre le zéro plastique jetable en 2040, c'est l'objectif de la loi anti-gaspillage. Dans la ligne de mire : les gobelets, les assiettes, les couverts, les pailles et les bouteilles, notamment. Stéphane Miquel, le fondateur de Qwetch, un fabricant de contenants alimentaires nomades, nous explique comment il s'est engagé sur la voie d'une consommation à la fois plus responsable et plus saine.

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L'histoire de Qwetch, c'est d'abord l'histoire d'une prise de conscience. « Lors d'un voyage en Chine, en 2007, j'ai compris qu'il est tout à fait possible de consommer différemment au quotidien », nous raconte Stéphane Miquel, le fondateur de Qwetch. Mais Qwetch, c'est quoi ? Une société française qui fabrique des contenants alimentaires nomades.

« Vous avez déjà remarqué, quand vous prenez l'avion, l'hôtesse vous sert votre thé dans un gobelet. Mais comme le thé est chaud, elle double le gobelet. Elle vous propose aussi un gobelet pour mettre le sachet de thé après infusion. Et un autre gobelet avec un peu d'eau fraiche. Ça fait quatre gobelets par passager. Avec un peu de chance, me direz-vous, les gobelets en question sont en carton. Oui, mais savez-vous que 99 % des gobelets en carton ne sont pas recyclables ? Parce que leur intérieur est recouvert d'un liner en plastique qui leur permet d'être bien étanches. »

Les Chinois, eux, ont l'habitude de se déplacer avec un contenant qui leur permet d'emmener partout avec eux, une eau chaude dans laquelle ils font infuser leur thé. Un contenant double paroi en verre ou en inox. Et c'est cette habitude qui a d'abord séduit, puis inspiré Stéphane Miquel. C'est sur cette idée, qu'il lance la société Qwetch et sa théière nomade.

Bouteilles isothermes, théières, gourdes, mugs, boîtes repas ou même pailles en inox. La gamme proposée par Qwetch — ici, la bouteille Glacier —, imaginée à partir d’une pratique culturelle chinoise, se développe pour répondre aux attentes des consommateurs occidentaux. © Qwetch

Des solutions pratiques en amont de la loi anti-gaspillage

« Nous n'avons rien inventé. Nous nous sommes contentés de proposer d'adapter une pratique culturelle à nos modes de vie occidentaux », nous confirme Stéphane Miquel. Après les théières, l'équipe de Qwetch développe donc une gamme de bouteilles et de boîtes repas. Avec l'idée de « proposer des solutions pratiques à ceux qui aspirent à une vie plus responsable mais aussi plus saine ».

Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas

Car, pour la conception de ses produits, Qwetch a fait le choix de matériaux neutres. Pas de matière plastique qui pourrait migrer, sous l'effet de la chaleur notamment, vers les boissons ou les aliments qui nous ingérons ensuite. Le verre borosilicate - plus résistant, mais pour lequel la France ne propose pas de filière de recyclage. Également l'inox. « L'inox se recycle. Avant cela, il peut être rechapé. Mais ce qui nous intéresse surtout, c'est que c'est un matériau durable. S'ils sont entretenus, il n'y a aucune raison pour que nos produits soient abimés dans les cinq ou dix ans d'utilisation. C'est l'essentiel, car le meilleur déchet reste celui que l'on ne produit pas. »

Reste maintenant à convertir les enseignes de restauration à cette nouvelle manière de consommer. Parce qu'il est encore difficile, en France, de se présenter à un comptoir avec son propre contenant. « Alors que, dans certains pays, il est possible d'obtenir une réduction sur le prix de son café lorsqu'il est servi dans un contenant personnel, nous fait remarquer Stéphane Miquel. La loi anti-gaspillage devrait aider à faire avancer les choses. La vaisselle jetable sera bientôt interdite. Et les enseignes de restauration rapide ne pourront plus refuser le contenant d'un client. De notre côté, nous ne pouvons forcer personne. Nous pouvons seulement nous engager. Mais si notre engagement fait sens, nous sommes convaincus que nous serons suivis. »

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