Installée sur une île, à l'est du Danemark, tout près de la Suède, Copenhague, la capitale millénaire, mise sur l'énergie du vent.

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    Comme personne ne peut l'ignorer, Copenhague accueille la quinzième Conférence des Nations Unies pour le Changement ClimatiqueChangement Climatique (COP15), où des représentants des gouvernements venus du monde entier doivent décider de l'ampleur future de la réduction des émissionsémissions de gaz à effet de serre en négociant un nouvel accord international pour prendre le relais du Protocole de Kyoto, avant que celui-ci n'expire en 2012. L'Esa participe à la conférence afin de démontrer combien les satellites ont fourni une image encore plus claire de la santé de notre planète et des signes du changement climatique, mais aussi pour partager les résultats des services par satellites développés pour soutenir le Protocole.

    Fondée initialement comme un village de pêcheurs il y a environ un millier d'années, Copenhague a par la suite son importance économique grâce à sa situation de port naturel face au détroit de Øresund, qui sépare le Danemark de la Suède et connecte la Baltique à la Mer du Nord.

    Sur l'image présentée au bas de cet article, l'île visible à l'est d'Amager est Saltholm - dont le nom signifie « îlot du sel ». La structure blanche au sud-ouest de Saltholm est l'île artificielle de Peberholm - qui se traduit par îlot du poivre.

    Peberholm a été créée dans le cadre du Pont de l'Øresund, un pont-tunnel combinant une double voie ferrée et une route à quatre voies à travers le détroit de l'Øresund qui relie Copenhague à la ville suédoise de Malmö (non visible). L'île artificielle permet de connecter le pont, achevé en 2000, et le tunnel de Drogden, d'une longueur de 4.050 mètres.

    Un parc d'éoliennes les pieds dans l'eau

    Le port de Copenhague-Malmö s'étend sur 10 kilomètres entre Sjælland et Amager et sur 7 kilomètres le long du détroit. A côté des installations de ce port moderne, on peut distinguer des fortifications en forme d'étoileétoile, héritage du passé de Copenhague. Il s'agit du Kastellet, une forteresse âgée de 340 ans. En suivant la côte de Sjælland vers le sud on remarque un quartier entouré d'un canal en forme de U inversé. Il s'agit de la petite île de Slotsholmen, où se trouve le Palais de Christiansborg, siège du Parlement danois - le Folketing - ainsi que de la Bibliothèque Royale du Danemark.

    Depuis 2000, cette cité historique est également devenue le site de l'un des plus grands parcs éoliens jamais bâtis en mer, le Parc Eolien Maritime de Middelgrunden (visible en haut au centre). Les éoliennes ont été construites sur un récif naturel situé à 3,5 kilomètres au large du port de Copenhague.

    Le parc compte 20 turbines ancrées dans des fondations de bétonbéton et positionnées en arc sur 3,4 kilomètres de long. Elles permettent au parc de produire chaque année 89.000 mégawatts de puissance électrique, de quoi fournir plus de 3% des besoins en électricité de Copenhague. Le Danemark a soutenu le secteur éolien grâce à des réductions d'impôts et des subventions depuis les années 1970. A l'horizon de 2040, le Danemark prévoit de couvrir 40% de ses besoins en électricité grâce à l'énergieénergie du vent. Ce chiffre atteignait 13% en 2001.

    L'aéroport de Copenhague apparaît comme une structure blanche en forme de L à l'est de l'île d'Amager.

    Spot-4 a pris cette photo en 2004. La mission Spot-4 est soutenue par l'Esa au titre de « mission de tierce partie », ce qui signifie qu'elle utilise son infrastructure sol multimission et son expertise pour acquérir, traiter et distribuer les données récoltées par le satellite à sa vaste communauté d'utilisateurs.