Malgré leur petit système nerveux, des guêpes à papier ont fait preuve de leur capacité à la déduction. Une capacité que l’on pensait réservée à certains vertébrés. © McCarthys_PhotoWorks, Fotolia

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Des guêpes sont capables d’un raisonnement logique

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La capacité à mettre en place un comportement complexe pourrait ne pas être limitée par la taille du cerveau. Elle pourrait être façonnée par l'environnement social. C'est en tout cas ce qu'imaginent des chercheurs après avoir découvert que des guêpes à papier sont capables de déduction.

Si A est supérieur à B et que B est supérieur à C, nous pouvons facilement en déduire que A est supérieur à C. Nous, mais aussi les singes, les oiseaux ou les poissons. Et aujourd'hui, des chercheurs de l'université du Michigan (États-Unis) révèlent pour la première fois que certaines guêpes à papier - des invertébrés, donc - au moins sont également capables de ce genre de déductions.

Par le passé, une étude avait conclu que les abeilles n'en étaient pas capables. La faute à un système nerveux trop petit. Mais celui des guêpes à papier n'est guère plus grand. Un million de neurones, environ. Pourtant, elles semblent capables d'utiliser des relations connues pour en déduire des relations inconnues.

Gros plan sur une guêpe à papier de l’espèce Polistes dominula, l’une des espèces étudiées par les chercheurs de l’université du Michigan. © Elizabeth Tibbetts, Université du Michigan

Des capacités de déduction étonnantes

Pour en arriver à ces conclusions, les chercheurs ont présenté aux guêpes des paires de couleurs. Une couleur de chaque paire était associée à un choc électrique léger. L'autre ne l'était pas. « J'ai été surprise de la rapidité et de la précision avec lesquelles les guêpes ont appris à éviter les couleurs électrisées », raconte Elizabeth Tibbetts, biologiste de l'évolution.

Les guêpes ont ensuite été mises face à des paires de couleurs inconnues. « Les guêpes n'ont eu aucune difficulté à choisir des couleurs dans ces nouvelles paires », rapporte Elizabeth Tibbetts. Une différence de taille avec les abeilles, qui elles, se montrent confuses en pareille situation. « Peut-être à cause de comportements sociaux différents. Les guêpes, en effet, doivent vivre dans des colonies qui comptent non pas une seule reine, mais plusieurs fondatrices », avance la biologiste.

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