Une étude a montré des interventions chirurgicales plus fréquentes chez les patients atteints de fibrillation auriculaire munis d’une montre connectée. © Apple
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Montres connectées : quel bilan pour la surveillance cardiaque ?

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Une nouvelle étude s'intéresse pour la première fois à l'utilisation du cardiofréquencemètre des montres et bracelets connectés, non pas comme outil de diagnostic mais dans le suivi d'une condition cardiaque déjà confirmée.

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De plus en plus de bracelets et montres connectés intègrent des capteurs pour mesurer la fréquence cardiaque, comme les Fitbit et l’Apple Watch. Ces données sont indiquées à titre d'information uniquement, ces appareils n'étant pas validés pour une utilisation médicale. Pourtant, de plus en plus de personnes consultent en se basant sur les relevés obtenus.

Une précédente étude, publiée en octobre dernier, avait conclu que seuls 10 % des personnes qui consultaient pour des données anormales relevées par leur Apple Watch étaient finalement diagnostiquées avec un problème cardiaque. Un nouvel article s'est intéressé cette fois à l'utilisation faite de ces données pour des patients qui avaient déjà un problème cardiaque connu. L'étude a suivi 125 personnes atteintes de fibrillation auriculaire et munies d'une Apple Watch ou d'une Fitbit. Leurs données ont été comparées à un groupe contrôle de 500 personnes atteintes de la même condition, et choisies pour avoir le même âge et statut socioéconomique, mais sans appareil connecté.

Des opérations plus fréquentes

Les résultats ont montré que les patients équipés d'une montre ou d'un bracelet connecté ne contactaient pas plus souvent leur médecin et les prescriptions étaient similaires au groupe contrôle pendant les 90 jours de l'étude. Toutefois, le premier groupe avait beaucoup plus de chances (17,6 %) de subir une ablation, une opération destinée à rétablir un rythme cardiaque normal, que le groupe contrôle (7,4 %).

La portée de cette étude est limitée toutefois car elle ne s'intéresse qu'aux patients d'un seul hôpital, et ne permet pas de savoir si les opérations étaient justifiées par des symptômes plus graves. Les auteurs soulignent le besoin de plus amples études pour confirmer ces résultats et analyser plus en détail l'utilisation des appareils connectés pour le suivi des patients atteints de fibrillation auriculaire.

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