En émission de gaz carbonique, le déluge de spams représenterait l'équivalent de plus de trois millions de voitures. L'essentiel de la consommation induite d'électricité vient... de leur suppression au niveau de l'ordinateur personnel.
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Les spamsspams ne font pas qu'encombrer inutilement les messageries électroniquesmessageries électroniques, ils sont aussi nuisibles à l'environnement. Selon un rapport publié le 15 avril par McAfee, éditeur d'antivirusantivirus, l'empreinte carbonecarbone du spam à l'échelle mondiale équivaut aux rejets annuels de CO2 de 3,1 millions de voituresvoitures.

Réalisé avec ICF, une société spécialisée dans les solutions écologiques, cette étude évalue à 33 milliards de kilowatts-heures l'énergieénergie nécessaire à l'envoi, au filtrage et au traitement des 62.000 milliards de courriers indésirables (chiffre 2008 indiqué par McAfee). C'est l'équivalent de la consommation en électricité de 2,4 millions de foyersfoyers.

Cette production d'énergie représente les émissions annuelles de gaz à effet de serregaz à effet de serre de 3,1 millions de voitures.

Protéger sa boîte à mails, c'est bon pour la planète

Pour appuyer son étude, McAfee cite en exemple McColo, spécialiste de l'envoi de spam. Lorsque ce dernier a vu sa connexion Internet suspendue fin 2008, le volumevolume total de spam a subitement chuté de 70% en une journée. C'est, selon McAfee, « comme si l'on avait retiré de la route 2,2 millions de voitures ce jour-là ».

Selon cette étude, 80% de l'énergie dépensée par les spams l'est par les utilisateurs lors de la suppression du courrier indésirable dans leur boîte électronique, et de la recherche de courriers légitimes parmi les résultats du filtrage.

McAfee estime que si chaque boîte électronique était correctement protégée, l'énergie dépensée par les spams pourrait diminuer de 75%, soit l'équivalent des émissions annuelles en CO2 de 2,3 millions de voitures.